Taman Negara 20 au 23 Juillet 2014

Jour 1 :

Aujourd’hui je quitte Kuala Lumpur pour me rendre au parc national de Taman Négara. Je souhaite m‘y rendre par mes propre moyen et pars donc prendre le bus public devant m’amener à Jerantut, dernière grande ville avant le parc, et de la soit prendre un bateau ou bien le bus.

Je me lève donc vers 6h et pars en direction du terminal de bus. Une fois sur lace, impossible de trouver le bus devant m’amener à Jerantut. Heureusement, quelqu’un m’indique un bus qui se rend la ou je veux aller. C’est donc parti pour 3h de route. Malheureusement, en cours de route le bus rencontre un problème technique et on passe près de 1h30 sur le bord de la route à attendre le bus suivant.

Finalement, c’est vers 13h que je finis par arriver dans la ville. A peine posé le pied hors du bus, je me fais accoster par quelqu’un d’une agence qui propose de me rendre au parc par bateau. Vu qu’il s’agit de l’unique agence qui propose ce service, je pars avec lui.

Nous sommes une dizaine de touristes à souhaiter faire la traversée en bateau. Je fais ainsi la rencontre de Lucie, une Suisse en vacance en Malaisie pour 3 semaines. La traversée en bateau dure 3h. Nous traversons de très beaux paysages. Par contre, ici l’humidité atteint presque les 90%.

Nous arrivons a l’entré du parc vers 18h et pars réserver une guest house. Nous sommes désormais en saison hautes et les places sont chères. Il y’a plus d’étranger que d’habitants. C’est la première fois depuis le début de mon voyage que je me trouver dans la période la plus touristique. Ce n’est pas le top, mais bon c‘est comme ca.

Le parc du Taman Negara c’est 4 300 km² de jungle, arbres splendides hauts de 70 m, de la rivière Tembeling, de grottes mystérieuses et de rencontre avec les Orang Asli ou premier habitants.

Le soir, direction l’un des restaurants flottants et on en profite pour réserver un trek de 2 jours dans la forêt avec une nuit dans une grotte. Néanmoins, on décide de le faire qu’après demain et de passer la journée de demain en solo à explorer le parc.

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Jour 2 :

Ce Matin, je pars avec Lucie dans le parc national. Pour cela, il nous suffit de prendre une petite embarcation qui nous fait traverser la rivière. Et c’est parie pour l’exploration de la zone.

Nous nous rendons tout d’abord vers le plus long pont suspendu de Malaisie (plus de 500 mètres). Pour nous y rendre, il nous faut passer à travers la forêt. Un peu comme en Chine, un Deck en bois à été construit pour permettre au touriste de base de s’y rendre. Pour le coté sauvage on repassera.

Une fois arrivé sur le pont, je découvre qu’il s’agit en réalité plus d’une sorte de « parcoure de l’aventure » C’est bien marrant et la vue depuis le sommet des différents arbres parfois plusieurs fois centenaire, est assez impressionnante.

Une fois terminé la traversé, nous partons vers Teresek Hill jusqu’au Mont Tahan, d’où l’on profite d’une vue exceptionnelles sur le parc.  Cette fois ci, il s’agit d’un vrai sentier de randonnée La balade est bien sympa. La chaleur et l’humidité rend toutefois la promenade difficile, on est complètement trempé.  On pourrait croire que je me suis baigné habillé.

 Vers 12h, Lucie décide de retourner en direction de l’auberge, quant à moi je me décide à partir explorer un peu plus ce parc. Je m’étais renseigné sur les différents sentiers qui existaient, et j’en avais trouvé un d’une quinzaine de kilomètre (aller retour) qui emmenait jusqu’à une cascade.

 Je décide de m’y rendre et rejoins le départ du sentier et m’enfonce dans la forêt. Pour le coup, le sentier n’est absolument pas balisé et le la végétation à repris le dessus. J’ai quelques peu de al à me diriger, mais il est peu probable de se perdre. On peut toujours apercevoir le sentier ou bien des traces de pieds. Par contre, en cours de route j’entends une sorte de rugissement situé pas très loin de moi. On m’avait informé qu’il y’avait dans le parc des tigres, éléphants, phacochères…Du coup, je ne fais pas mon malin, et m’éloigne le plus rapidement de cette zone.

 Apres deux heures de marche, je découvre qu’il me faut traverser la rivière Tembeling. Heureusement le niveau de l’eau est assez bas. J’ai de l’eau qu’au niveau du basin. De la, il me reste qu’une centaine de mètre pour rejoindre la cascade. Par contre, je ne suis désormais plus tout seul. En effet, des tours en bateau viennent jusqu’ici déposer les autres touristes pour qu’ils puissent également voire la cascade. Celle-ci n’a d’ailleurs rien d’impressionnant. Il s’agit plus de courant rapide. Le coin est d’ailleurs infesté de mini-abeilles.

 Je ne m’y attarde pas, retraverse la rivière et fait le chemin en sens inverse. Assez amusants, les autres touristes sont assez surpris lorsqu’ils me voient m’enfoncer dans la forêt. Ils doivent me prendre pour un fou. Il me faut également deux heures pour retourner au début du sentier. En chemin, j’aperçois quelques oiseaux, iguanes et araignées, et même de la bouse fraiche d’éléphants…C’est vraiment sympas

 Je pars en direction de l’auberge mais en chemin j’aperçois une sorte de plage de cailloux. Le coin est vraiment beau. Je décide donc d’y rester et de m ‘y baigner puis pars le soir rejoindre Lucie.

Au final, journée vraiment sympas. La traversé du pont et partir explorer seul le parc vaut vraiment le coup. Par contre, bonjour la chaleur et l’humidité.

En fin de soirée, je pars retrouver Lucie et partons de nouveau manger ensemble dans l’un des restaurants flottants. Nous faisons la rencontre de deux français, Mickael et Vanessa qui reviennent du trek et apparemment ca vaut le coup.

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Jour 3 :

Ce matin, nous rejoignons l’agence ou nous avions acheté notre tour. Je découvre que nous allons être treize pour un seul guide. Ca commence bien.

L’agence nous remet différentes affaires pour le trek. Nous avons chacun un matelas, 1 sac de couchage, 2 paquets de nouilles, 1 boite de conserve de poulet, 2 paquets de gâteaux et 3L d’eau. Mon sac est un peu lourd mais rien de méchant. J’espère simplement qu’il va supporter le poids.

Nous prenons tout d’abord une pirogue pendant 1h30 afin d’arriver à notre point de départ. Et c’est parti pour 2 jours de trek soit 16km. La première journée consiste en une randonnée de 8 kilomètres.

En raison de la chaleur et de l’humidité, on ne marche pas très vite (une moyenne de 2 kilomètre à l’heure) et pourtant on a l’impression de ne pas trainé. En chemin, nous apercevons quelques animaux dont notamment des varans mais surtouts des excréments d’animaux dont notamment d’éléphants. Il y en aurait plus de deux cents dans le parc.

Nous faisons des pauses toutes les heures et arrivons à la grotte vers 17h30 où nous allons camper. Nous étalons les bâches, nos matelas et sacs de couchage puis partons au ruisseau pour se « laver » et prendre l’eau pour le diner.

Apres un très bon repas préparé par notre guide, nous partons nous coucher. Cette nuit nous partageons la grotte avec des chauves souris, des araignées, et des rats…

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 Jour 4 :

Le lendemain matin, debout à 8h et petit déjeuner avec pain de mie grillé, confiture et thé, puis rangement et photo de groupe.

On repart pour les 8 derniers kilomètres. Notre guide nous amène dans une grotte ou habitent plusieurs millier de chauves souris et faisons également la rencontre d’un crapaud géants. J’en profite pour faire ami – ami avec lui.

Apres ca, nous continuons notre travers de la forêt. Par contre, depuis la veille je sentais que mon sac commençait à me lâcher et que les coutures se déchiraient. En cours de route les brettelles m’ont lâchés. J’ai donc dut mettre mes affaires à l’intérieur du sac de couchage et le porter en bandoulière. Bonjour la loose.

Nous continuons la traversé de la forêt. Des racines, des sequoias des insectes, de la boue… les chemins sont ardus, mais nous faisons tous bien attention à ne pas trop nous salir. Vers midi, nous faisons une bonne pause où nous pouvons nous relaxer. J’en profite pour retirer chaussures et chaussettes et je découvre une sangsue gorgé de sang. Je devais avoir bon gout.

Puis, après une nouvelle heure de marche, nous arrivons finalement au bord de la rivière ou une pirogue nous attend. Nous avons réussi! Nous sommes tous entiers, épuisés, sales mais fiers de nous et surtout ravis de ces 2 jours dans la jungle.

Le soir, nous retournons mangé dans l’un des restaurants flottants puis partons nous coucher de bonne heure car demain nous quittons le parc direction la fraicheur des Cameron Highland.

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Mont Fuji : 11 au 12 Juillet 2013

Jour 1 :

Cette nuit, je pensais être réveillé par le typhon et passé la journée bloqué à l’hôtel, mais lorsque je me réveil je découvre un magnifique ciel bleu. En à peine une minute, je remballe mes affaires direction le terminal de bus. Ne pouvant laisser mes affaires à l’auberge, je laisse mon gros sac dans un des casiers di terminal, et prends enfin un bus direction Fuji et ses 5 lacs.

Apres 2h de route, j’aperçois enfin le mont Fuji. Après Tokyo, le Mont Fuji est probablement l’attraction touristique la plus connue au Japon. Ce volcan est ainsi une destination extrêmement populaire en particulier pour les Japonais, qu’ils soient shintoïstes ou bouddhistes, en raison de sa forme caractéristique et du symbolisme religieux traditionnel qu’il représente. Son rayonnement au niveau international est tel que le « Fuji San » suscite beaucoup de légendes et de fantasmes. Dans son Ni d’Ève ni d’Adam, Amélie Nothomb explique qu’en le gravissant, on devient Japonais.

Le mont Fuji Avec 3 776 mètres d’altitude, est le point culminant du Japon. Situé dans une région où se rejoignent les plaques tectoniques pacifique, eurasienne et philippine, la montagne est un stratovolcan toujours considéré comme actif, sa dernière éruption s’étant produite fin 1707, bien que le risque éruptif soit actuellement considéré comme faible.

Un proverbe japonais  dit : « Celui qui gravit le Mont Fuji une fois est un sage, celui qui le fait deux fois est un fou. ». Et bien on va voire si c’est si difficile que ca.

L’ouverture de la saison pour pouvoir l’ascension du mont Fuji est limité à une saison courte : du 1er juillet au 31 août chaque année. Le reste du temps, c’est à ses risques et périls. Globalement, on peut considérer qu’il y a deux créneaux pour monter le Fuji San qui consistent à contempler, de son sommet, soit le lever soit le coucher du soleil. Pour ma part, c’est la première option que j’ai choisie. Après tout, « Japon » signifie « origine du soleil », d’où l’expression de « pays du soleil levant ». Le faire de jour reviendrait à faire l’ascension d’un volcan ordinaire. Le Mont Fuji est le symbole du Japon et pouvoir admirer le soleil levant depuis son sommet est quelque chose de différent. Ainsi, je prévois de débuter mon ascension vers 21h.

Je passe ainsi la journée au pied du volcan et plus particulièrement dans la région des 5 lacs. En effet, le volcan est bordé au nord par les cinq lacs Fujigoko : le lac Motosu, le lac Shōji, le lac Sai, le lac Kawaguchi et le lac Yamanaka. De ces plans d’eau une vue remarquable sur le volcan.

Je pars tout d’abord en direction d’une colline situé en face du volcan qui offre une vue panoramique sur le mon Fuji et le lac. Pour se rendre à son sommet, il est possible d’emprunter une télécabine. Je décide néanmoins de m’y rendre à pied ? Par contre, ne trouvant pas le départ du sentier, je m’aventure au hasard dans la foret et me met à grimper une pente bien abrupte et après 20 minutes de marches, je tombe enfin sur la plateforme panoramique. De la, j’ai une vue superbe sur la région. Et aujourd’hui, j’ai vraiment d la chance : le mont Fuji est complètement dégagé. La topographie du mont Fuji est dictée par le volcanisme dont il est né : de la forme d’un cône quasi-symétrique de trente kilomètres à sa base, ses pentes prononcées et régulières s’élèvent jusqu’à 3 776 mètres d’altitude, conférant un volume de870 km à ce stratovolcan

Pour le retour, je trouve enfin le sentier et il me faut à peine 10 minutes pour redescendre. Je décide de partir longer le lac. La vue du volcan et du lac est juste superbe.

Vers 19h, je pars rejoindre le bus devant m’emmener au départ du trek. En effet, le Mont Fuji est constitué de dix stations en plus de ses huttes-relai, la première étant sa base et la dixième son sommet. Cette cinquième station « Kawaguchiko » se situe à 2305 mètres d’altitude, le dénivelé à monter s’étale donc sur près de 1500 mètres, pour six kilomètres de marche.

Arrivé à la cinquième station, je découvre que je ne suis pas le seul à vouloir faire l’ascension de nuit. Chaque année, le nombre de visiteurs gravissant le mont Fuji est estimé entre 100 000 et 200 000 personnes, dont 30 % d’étrangers Je découvre ainsi de nombreuses soit entrain de manger ou dormir et qui se prépare a gravit le mont de nuit. J’ai également droit à un magnifique couché de soleil.

Apres ca, je commence à m’équiper. En effet, les températures chutent rapidement. Alors qu’il a fait 37 degré toute la journée au pied du volcan, il fait désormais à 21h et 2300 mètres d’altitudes que 10 degrés. Je m’équipe donc de vêtements chauds, allume ma lampe frontale et c’est partir pour l’ascension.

Quatre itinéraires majeurs partent vers le sommet depuis cette cinquième station : Kawaguchiko, Subashiri, Gotenba et Yoshida. Je décide d’emprunter le sentier le plus populaire : Yoshida.

L’ascension peut prendre entre trois et huit heures en fonction des « embouteillages » qu’il peut y avoir du fait de la forte présence de touristes. En effet, si la montée est déjà un petit challenge, cela peut devenir infernale en cas d’embouteillage. Il faut donc éviter à tout prix de se planifier le Fuji San en week-end, et encore moins pendant les vacances scolaires japonaises (à partir de mi-juillet) et surtout pas pendant Obon (un festival bouddhiste qui se tient du 13 au 15 août). Aujourd’hui on est vendredi soir, mais il n’y a pas trop de monde sur le sentier. Le typhon à dut décourager beaucoup de monde à partir. Tant mieux pour moi.

L’ascension commence petit-à-petit par des chemins plats et large, et semble assez facile. Mais en regardant au-dessus de nous, on comprend vite que les choses vont se gâter. La seule chose que l’on peut voir ce sont des traits, en zig-zag de lumières, ceux des personnes en train de réaliser cette ascension, celle de toute une vie. On ne peut même pas apercevoir le sommet du volcan.

Marchant relativement vite, je suis obligé de faire de nombreux stop. En effet, si je continue à marché je risquerai d’arrivé au sommet vers 1h du matin et de mourir de froid. Je m’arrête onc à chaque station (refuge). Par contre, pas le droit d’entré dans les refuges, qui sont réservé aux personnes y passant la nuit. On reste donc dehors.

Au niveau de la sixième station, je fais la rencontre de deux Singapourien avec qui je continue mon parcours. En cours de route de route, il se met à pleuvoir, heureusement cela ne dure que 5 minutes. Je croise ensuite par hasard un français que j’avais rencontré au terminal de bus en prenant mon billet. On continue donc l’ascension ensemble.

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Jours 2 :

Au niveau de la septième station, je me sépare de mes deux compères singapouriens. Marchant relativement lentement il préfère continuer l’ascension. Quant à Nicolas et moi, on préfère attendre encore un peu. Ce n’est que vers 1h que l’on reprend l’ascension.

A partir de la, le sentier se corse quelque peu avec avec une montée très rocailleuse. Il faut parfois s’aider des mains pour avancer. Mais, au final l’ascension du mont Fuji est relativement aisée bien que pouvant se révéler éprouvante du fait de la grande distance horizontale à parcourir entre le lieu de départ pédestre et le sommet. Il faut juste être un minimum préparé. Finalement, mon seul souci est finalement lié à ma lampe frontale qui n’éclaire presque pas. Mais aujourd’hui c’es jour de pleine lune, et celle-ci éclaire étonnamment bien le sentier. Je pourrai presque ne pas utiliser ma lampe.

Vers 3h du matin, près du sommet, le sentier se ressert, le silence devient aussi irréel que l’ombre majestueuse du Fuji San dessinée par la pleine lune. On commence déjà à apercevoir les premières lueurs du jour et la mère de nuage qui apparait devant nous.

Au fur et à mesure que l’on avance et que l’on passe les stations, les passages se rétrécissent, les pèlerins sont plus nombreux et l’ascension devient plus lente. En effet, les japonais marchent pas bien vite et on tous l’ai a bout de souffle. Fait assez amusement, la plupart sont équipé comme des professionnel de la randonnée et ont même des bouteilles d’oxygène qu’ils consomment sans modération : ca me fait bien rire.

Vers 4 heure, je commence à apercevoir le sommet, mais l’ascension devient Beaucoup plus lente. Je suis de plus en plus frustrés car par moment, il nous faut marcher derrière un groupe de touriste avançant au ralentit. Tellement frustré, que nous décidons de passer par les côtés du chemin, en sortant un peu des sentiers battus.

Puis l’on traverse le dernier torii et nous voici en haut admirant, à mesure que l’horizon s’élève, la région de Hakone jusqu’à la baie de Tokyo entourées d’une mer de nuages. Spectacle merveilleux et étrangement calme du lever du soleil, entre les « banzai! » des Japonais, leur fier drapeau qui flotte au vent. Nous sommes completement sous le charme de ce spectacle grandiose.

A 5h du matin, nous descidons de partir faire le tour du cratère. En effet le sommet est est couronné par un cratère de 500 à700 mètres de diamètre pour une profondeur comprise entre 100 et250 mètre. Apres en avoir fait le tour, il nous faut désormais redescendre.

La descente prend normalement entre deux et cinq heures. Bien que la plupart des randonneurs ne montent pas par les itinéraires de Subashiriet de Gotenba, beaucoup les empruntent lors de leur descente afin de profiter de leurs sentiers recouverts de cendres volcaniques. C’est par ce sentier que nous décidons de redescendre. La vue est vraiment belle. Par contre après plus de 11 mois de voyage, mes chaussures de randonnées sont quelque peu usé et troué, ce qui fait que je suis constamment obligé de retirer mes chaussures pour retirer les cailloux entré dans mes chaussures.

Par contre la descente est étonnamment plus exténuante. Avec la fatigue de la montée qui a mobilisé tous les muscles des jambes, c’est au tour des articulations d’être sollicitées, notamment les chevilles et les genoux. Il nous a fallu 2h30 pour effectuer la descente, mais celle-ci paraît étonnamment plus longue sans doute à cause de la fatigue, de la chaleur et de sa répétitivité.

Arrivés au niveau de la cinquième station, nous attendons le premier bus de la journée à 10h. La touristique cinquième station déroule son ensemble de magasins de souvenirs et de restaurants. S’y croisent les randonneurs frais prêts à monter et ceux au bord de l’épuisement mais avec le sentiment du devoir accompli et des souvenirs plein la tète. Autour de ce balai, les cars de touristes asiatiques vont et viennent pour dévaliser les magasins et se prendre en photo devant tout et n’importe quoi. Monter le Mont Fuji, en chemise et chaussures croco, est pour eux hors de propos. Dommage pour eux : ils ratent une expérience exceptionnelle, indispensable à tout voyageur au Japon.

Nous retournons sur la région des 5 lacs et décidons de partir faire un Onsen. Nous passons le reste de l’après midi à nous y reposer et savoureux le confort de bain chaud.

Apres ca, il nous faut reprendre le bus direction Tokyo. Je récupère mes affaires, fais mes au revoir à Nicolas et retourne à mon auberge ou je m‘effondre de fatigue.

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Kamikochi : 29 Juin 2014

Aujourd’hui, je me rends dans la vallée de Kamikochi. Il s’agit d’une destination très courue au Japon pour les touristes à la recherche de beaux paysages de montagne. Kamikochi est perché à une altitude de 1500 mètres au pied de la chaîne montagneuse du Mont Hotaka. C’est un plateau qui longe la rivière Azusa sur 15km dans le parc national de Chubu-Sangaku, dans les Alpes Japonaises de la préfecture de Nagano. La vallée ouvre courant avril et ferme le 15 novembre tous les ans. Elle est fermée l’hiver.

Les montagnes qui encerclent Kamikochi appartiennent au massif des Alpes Japonaises et font partie des plus hautes du Japon. De nombreux chemins de randonnée permettent d’en atteindre les sommets et il est possible de faire des treks de plusieurs jours pour aller de sommet en sommet.

Ainsi, pour m’y rendre je dois tout d’abord prendre un train puis un bus qui m’emmène jusqu’à l’entrée du parc national. Il m’aura fallut environs 1h30 pour y arriver. De la, je par me renseigner auprès de l’office de tourisme pour savoir ou dormir. On m’avait prévenu que les prix y étaient assez chère mais qu’il existait des campings. Malheureusement, le prix du camping est de 7000 yens (soit 60 euros), par contre, si on a une tente c’est 5 euros. Bien sur je n’en ai pas.

Ne souhaitant pas payer un tel prix je décide de n’y rester que la journée. Il y a plusieurs sentiers faciles qui circulent autour de Kamikochi, et pour ceux qui veulent un peu plus dur, il y’a le mont Hotaka. Ainsi, J’avais prévu de me balader autour du lac aujourd’hui, et de faire l’ascension du mont Hotaka (3100 mètres) le lendemain (ca prend normalement 8-9h). Je décide donc de ne faire que l’ascension du mont. Par contre, le dernier bus est à 17h et il est 10h30. J’ai donc que 6h pour faire l’ascension. Il s’agit d’un parcours long de 6 kilomètre avec 1700 mètre de dénivelé. On va voir si je suis capable d’exploser le chrono.

Néanmoins, l’hôtesse m’avait prévenu que l’ascension sur le mont était fermé car il y’a encore de la neige et donc relativement dangereux sans crampons. Décidément, c’est mon jour. Mais bon, je ne suis pas venu pour rien et décide quant même de tenter l’ascension. On verra bien.

Je débute ainsi mon ascension  vers Oku-Hotaka-Dake (3190 m) depuis Kamikochi (1500 m). C’est long et sportif (1700 m de montée) mais c’est magnifique. La première étape consiste à longer la rivière Azusa jusqu’à un embranchement qui indique clairement la direction du Hotaka. En chemin, je croise de nouveau un groupe de singes. Mais cette fois, tout s’est bien passé.

Ensuite je commence à monter à travers une forêt dense pour déboucher sur un éboulis de pierre. A ce stade on domine déjà bien la vallée. Le temps est un peu couvert, mais ca pourrait être pire. Je finis ensuite par arrivé au refuge Dakesawa-Hutte, à 2200, au pied de la chaine des Hotaka.  Normalement il faut compter entre 1h45 et 2h30 jusqu’au refuge selon le rythme de marche (700 m de montée et de la distance), je l’ai fait en 1 heure. C’est bon je suis dans le rythme.

Le chemin part ensuite Nord-Est pour attaquer la « véritable » ascension. Et c’est vrai que c’est très raide : on pose les mains sans arrêt mais ça n’est jamais dangereux. Il y a même quelques échelles. Par contre, il y’a par endroit un peu de neige, ce qui rend le parcours quelques peu glissant, mais rien d’insurmontable.

Au cours de mon ascension le temps se couvre et il commence à pleuvoir, ce qui rend pour le coup la montée dangereuse. Heureusement, après 5 minutes de pluies, le ciel bleu fait son apparition, dégageant complètement les sommets et m’offrant une vue imprenables sur la région : juste parfait.

Après 800 m de montée abrupte (chemin sans concession mais bien tracé), j’atteins enfin la crête située juste sous la cime du Mae-Hotaka-Dake. Je suis à 3000 m ! Depuis le refuge, il faut compter au minimum 2h00. Je l’ai fait en 1h15, par contre j’y ai laissé de l’énergie et je commence à être bien fatigué et avec quelques crampes qui font leurs aparitions.

Depuis cet endroit, on a donc le choix de gravir le Mae-Hotaka (30 min) ou bien de continuer vers le Oku-Hotaka qui est un peu plus loin. Etant donné que le temps commence à me faire défaut et que je commence à fatigué, je préfère renoncer et pars en direction du Mae-Hotaka. Il me faut 20 minutes pour atteindre le sommet.

Malheureusement, depuis le sommet, la vue s’est complètement couverte et je n’y vois plus rien. Je m’autorise tout de même une petite pose casse croute à base de pain et de confiture à plus de 3090 mètres d’altitude. C’est quant même pas mal.

Apres ca, il me faut redescendre. J’ai le droit de temps en temps à quelques averses rendant la pierre glissante. Finalement, après 2h30 de descente et les genoux en compotes (et les pieds bien trempés), je finis par retourné sur Kamikochi. Il est 16h30 et mon bus est dans trente minutes. Il m’aura fallut 5h30 pour faire l’ascension qui se fait normalement en 9h.

De la, je prends le bus direction Takayama. A peine monté que je m’endors et c’est l chauffeur qui viendra me réveiller en m’indiquant qu’on est arrivé. De la, je pars à la recherche de mon auberge. Malheureusement je me trompe complètement de direction et me retrouve à l’opposé de la ou je devrais être.

A ce moment, je commence à craqué et une japonaise ayant pitié de moi me demande ou je dois aller. Et par chance, elle et son mari m’y emmèneront en voiture. Gros coup de chance. L’auberge est située à l’encart de la ville et offre une très belle vue panoramique sur les montagnes avoisinantes. Apres ca, je fais la rencontre d’un japonais qui dors dans le même dortoir que moi (on est que tous les deux dans l’auberge) et il me propose de partager son repas avec lui ainsi que du saké provenant de la région : plutôt cool.

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