Kanazawa : 2 Juillet 2014

Aujourd’hui je continue ma visite de la ville.

Kanazawa peut être très pluvieuse. Un proverbe local dit «même si vous oubliez votre panier-repas, n’oubliez pas votre parapluie». Bien que le temps puisse être magnifique au printemps et en automne, ce n’est jamais une bonne idée de l’espérer à Kanazawa. Et pourtant aujourd’hui j’ai droit à un magnifique ciel bleu.

 Je me rends tout d’abord au  temple « Ninja Dera ». Ce bâtiment fut construit en 1585 par Maeda Toshiie, premier seigneur de la province de Kaga, afin que celui-ci puisse prier dans le calme et la sérénité. Mais Maeda Toshitsune, troisième seigneur de Kaga, a déplacé le temple pour éviter de centraliser la présence en un seul et même lieu, mais aussi pour surveiller les ennemis.

D’aspect extérieur assez simple et ramassé sur lui-même, ce bâtiment semble n’avoir qu’un étage et une dizaine de pièces. La réalité est toute autre, car il faut compter pas moins de 29 escaliers et 23 pièces répartis sur 3 étages en demi-niveaux. Aussi, dans ce seul bâtiment pouvaient être présents une quarantaine de soldats.

La répartition des pièces constitue un véritable labyrinthe destiné à faire perdre toute notion d’orientation planimétrique et altimétrique. On y retrouve diverses caches et passages secrets pour samouraïs aménagées derrière du papier de riz, des escaliers dissimulés dans les hauteurs de plafond et de sols différents, des escaliers-pièges pour tirer à l’arc ou sectionner des pieds, etc. Il s’agit d’un concentré des pièges les plus retors dont chaque centimètre carré du bâtiment est abondamment pourvu.

Parmi les aménagements les plus remarquables, il faut citer un pont séparant des parties du bâtiment et qui semble un raccourci évident pour accéder à la chambre du maître, mais qui s’effondre si plus d’une personne l’emprunte. Des panneaux coulissants mènent à un escalier montant ou descendant selon qu’on les ouvre vers la droite ou vers la gauche. Enfin, au cœur du bâtiment, un puits qui alimente les légendes et qui conduirait vers le château de Kanazawa via des tunnels.

Apres cette visite fort intéressante et divertissante, je pars en direction du Jardin Kenroku-en, lieu le plus célèbre de Kanazawa, le Jardin des Six attributs est considéré comme l’un des trois jardins les plus célèbres du Japon. Jadis le jardin d’agrément des seigneurs Maeda, il s’est progressivement élargi pour occuper l’ensemble du bloc. Bien que n’étant pas achevé dans sa forme définitive avant les dernières années du shogunat d’Edo, il représente toujours l’un des sommets de la conception des jardins japonais. La façon dont l’eau est acheminée depuis de nombreux kilomètres en amont pour remplir ses ruisseaux et ses étangs avant d’aller remplir les douves du château est l’une des grandes réalisations du génie de la période Edo.

Je me rends ensuite sur le site Château de Kanazawa. Au centre de Kanazawa se trouve l’ancien site du château de la ville. Récemment libéré par l’université nationale, qui a repris le site autrefois utilisé par la Neuvième Division de l’Armée impériale, le château est aujourd’hui un espace public pour la première fois depuis plus de 400 ans d’histoire. L’imposante porte Ishikawa ainsi nommée car elle donnait sur ​​le quartier du même nom, était autrefois une entrée latérale de l’enceinte du château, mais après plusieurs incendies et sa destruction par l’homme, il est l’un des rares édifices originaux subsistant sur le site

Enfin, je termine ma visite de la ville par le quartier des samouraïs Nagamachi. Situé près du bord du sanctuaire Oyama, c’est une aire de quelques rues où des efforts considérables ont été déployés afin de recréer l’ambiance des zones d’habitation des samouraïs. Le fait que presque aucune des maisons d’authentiques samouraïs ne subsistent fait peu pour diminuer l’enthousiasme des touristes. Bien qu’historiquement douteuse, c’est un endroit agréable pour se promener, et l’un des meilleurs quartiers de samouraïs restants au Japon. À Nagamachi, la maison Nomura est ouverte au public et dispose d’un jardin petit, mais superbe.

Le soir, je pars prendre un bus de nuit pour me rendre à Tokyo.

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