Tokyo : 13 Juillet 2014

Aujourd’hui il s’agit de mon dernier jour à Tokyo et au Japon. Je pars rejoindre Dai rencontré à Kyoto et décidons de passer la journée ensemble. Nous devions nous rendre au marché aux poissons de Tsukiji pour y déguster une dernière fois des sushis. Malheureusement, on m’avait dis la veille que le marché était fermé le dimanche : dommage.

A la place, nous nous rendons dans le quartier d’Akihabara (electronic town). Nous nous baladons ainsi aux hasards des magasins d’électronique et de mangas. Puis vers 14h00, il me faut retourner à mon auberge récupérer mes affaires et partir en direction de l’aéroport.

Ce n’est qu’à 19h que mon avion décolle et quitte le Japon. C’est 20 jours auront été exceptionnel malgré un temps souvent pluvieux.  Et finalement, ce pays considéré comme l’un des plus chères au monde, est relativement abordable.

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Mont Fuji : 11 au 12 Juillet 2013

Jour 1 :

Cette nuit, je pensais être réveillé par le typhon et passé la journée bloqué à l’hôtel, mais lorsque je me réveil je découvre un magnifique ciel bleu. En à peine une minute, je remballe mes affaires direction le terminal de bus. Ne pouvant laisser mes affaires à l’auberge, je laisse mon gros sac dans un des casiers di terminal, et prends enfin un bus direction Fuji et ses 5 lacs.

Apres 2h de route, j’aperçois enfin le mont Fuji. Après Tokyo, le Mont Fuji est probablement l’attraction touristique la plus connue au Japon. Ce volcan est ainsi une destination extrêmement populaire en particulier pour les Japonais, qu’ils soient shintoïstes ou bouddhistes, en raison de sa forme caractéristique et du symbolisme religieux traditionnel qu’il représente. Son rayonnement au niveau international est tel que le « Fuji San » suscite beaucoup de légendes et de fantasmes. Dans son Ni d’Ève ni d’Adam, Amélie Nothomb explique qu’en le gravissant, on devient Japonais.

Le mont Fuji Avec 3 776 mètres d’altitude, est le point culminant du Japon. Situé dans une région où se rejoignent les plaques tectoniques pacifique, eurasienne et philippine, la montagne est un stratovolcan toujours considéré comme actif, sa dernière éruption s’étant produite fin 1707, bien que le risque éruptif soit actuellement considéré comme faible.

Un proverbe japonais  dit : « Celui qui gravit le Mont Fuji une fois est un sage, celui qui le fait deux fois est un fou. ». Et bien on va voire si c’est si difficile que ca.

L’ouverture de la saison pour pouvoir l’ascension du mont Fuji est limité à une saison courte : du 1er juillet au 31 août chaque année. Le reste du temps, c’est à ses risques et périls. Globalement, on peut considérer qu’il y a deux créneaux pour monter le Fuji San qui consistent à contempler, de son sommet, soit le lever soit le coucher du soleil. Pour ma part, c’est la première option que j’ai choisie. Après tout, « Japon » signifie « origine du soleil », d’où l’expression de « pays du soleil levant ». Le faire de jour reviendrait à faire l’ascension d’un volcan ordinaire. Le Mont Fuji est le symbole du Japon et pouvoir admirer le soleil levant depuis son sommet est quelque chose de différent. Ainsi, je prévois de débuter mon ascension vers 21h.

Je passe ainsi la journée au pied du volcan et plus particulièrement dans la région des 5 lacs. En effet, le volcan est bordé au nord par les cinq lacs Fujigoko : le lac Motosu, le lac Shōji, le lac Sai, le lac Kawaguchi et le lac Yamanaka. De ces plans d’eau une vue remarquable sur le volcan.

Je pars tout d’abord en direction d’une colline situé en face du volcan qui offre une vue panoramique sur le mon Fuji et le lac. Pour se rendre à son sommet, il est possible d’emprunter une télécabine. Je décide néanmoins de m’y rendre à pied ? Par contre, ne trouvant pas le départ du sentier, je m’aventure au hasard dans la foret et me met à grimper une pente bien abrupte et après 20 minutes de marches, je tombe enfin sur la plateforme panoramique. De la, j’ai une vue superbe sur la région. Et aujourd’hui, j’ai vraiment d la chance : le mont Fuji est complètement dégagé. La topographie du mont Fuji est dictée par le volcanisme dont il est né : de la forme d’un cône quasi-symétrique de trente kilomètres à sa base, ses pentes prononcées et régulières s’élèvent jusqu’à 3 776 mètres d’altitude, conférant un volume de870 km à ce stratovolcan

Pour le retour, je trouve enfin le sentier et il me faut à peine 10 minutes pour redescendre. Je décide de partir longer le lac. La vue du volcan et du lac est juste superbe.

Vers 19h, je pars rejoindre le bus devant m’emmener au départ du trek. En effet, le Mont Fuji est constitué de dix stations en plus de ses huttes-relai, la première étant sa base et la dixième son sommet. Cette cinquième station « Kawaguchiko » se situe à 2305 mètres d’altitude, le dénivelé à monter s’étale donc sur près de 1500 mètres, pour six kilomètres de marche.

Arrivé à la cinquième station, je découvre que je ne suis pas le seul à vouloir faire l’ascension de nuit. Chaque année, le nombre de visiteurs gravissant le mont Fuji est estimé entre 100 000 et 200 000 personnes, dont 30 % d’étrangers Je découvre ainsi de nombreuses soit entrain de manger ou dormir et qui se prépare a gravit le mont de nuit. J’ai également droit à un magnifique couché de soleil.

Apres ca, je commence à m’équiper. En effet, les températures chutent rapidement. Alors qu’il a fait 37 degré toute la journée au pied du volcan, il fait désormais à 21h et 2300 mètres d’altitudes que 10 degrés. Je m’équipe donc de vêtements chauds, allume ma lampe frontale et c’est partir pour l’ascension.

Quatre itinéraires majeurs partent vers le sommet depuis cette cinquième station : Kawaguchiko, Subashiri, Gotenba et Yoshida. Je décide d’emprunter le sentier le plus populaire : Yoshida.

L’ascension peut prendre entre trois et huit heures en fonction des « embouteillages » qu’il peut y avoir du fait de la forte présence de touristes. En effet, si la montée est déjà un petit challenge, cela peut devenir infernale en cas d’embouteillage. Il faut donc éviter à tout prix de se planifier le Fuji San en week-end, et encore moins pendant les vacances scolaires japonaises (à partir de mi-juillet) et surtout pas pendant Obon (un festival bouddhiste qui se tient du 13 au 15 août). Aujourd’hui on est vendredi soir, mais il n’y a pas trop de monde sur le sentier. Le typhon à dut décourager beaucoup de monde à partir. Tant mieux pour moi.

L’ascension commence petit-à-petit par des chemins plats et large, et semble assez facile. Mais en regardant au-dessus de nous, on comprend vite que les choses vont se gâter. La seule chose que l’on peut voir ce sont des traits, en zig-zag de lumières, ceux des personnes en train de réaliser cette ascension, celle de toute une vie. On ne peut même pas apercevoir le sommet du volcan.

Marchant relativement vite, je suis obligé de faire de nombreux stop. En effet, si je continue à marché je risquerai d’arrivé au sommet vers 1h du matin et de mourir de froid. Je m’arrête onc à chaque station (refuge). Par contre, pas le droit d’entré dans les refuges, qui sont réservé aux personnes y passant la nuit. On reste donc dehors.

Au niveau de la sixième station, je fais la rencontre de deux Singapourien avec qui je continue mon parcours. En cours de route de route, il se met à pleuvoir, heureusement cela ne dure que 5 minutes. Je croise ensuite par hasard un français que j’avais rencontré au terminal de bus en prenant mon billet. On continue donc l’ascension ensemble.

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Jours 2 :

Au niveau de la septième station, je me sépare de mes deux compères singapouriens. Marchant relativement lentement il préfère continuer l’ascension. Quant à Nicolas et moi, on préfère attendre encore un peu. Ce n’est que vers 1h que l’on reprend l’ascension.

A partir de la, le sentier se corse quelque peu avec avec une montée très rocailleuse. Il faut parfois s’aider des mains pour avancer. Mais, au final l’ascension du mont Fuji est relativement aisée bien que pouvant se révéler éprouvante du fait de la grande distance horizontale à parcourir entre le lieu de départ pédestre et le sommet. Il faut juste être un minimum préparé. Finalement, mon seul souci est finalement lié à ma lampe frontale qui n’éclaire presque pas. Mais aujourd’hui c’es jour de pleine lune, et celle-ci éclaire étonnamment bien le sentier. Je pourrai presque ne pas utiliser ma lampe.

Vers 3h du matin, près du sommet, le sentier se ressert, le silence devient aussi irréel que l’ombre majestueuse du Fuji San dessinée par la pleine lune. On commence déjà à apercevoir les premières lueurs du jour et la mère de nuage qui apparait devant nous.

Au fur et à mesure que l’on avance et que l’on passe les stations, les passages se rétrécissent, les pèlerins sont plus nombreux et l’ascension devient plus lente. En effet, les japonais marchent pas bien vite et on tous l’ai a bout de souffle. Fait assez amusement, la plupart sont équipé comme des professionnel de la randonnée et ont même des bouteilles d’oxygène qu’ils consomment sans modération : ca me fait bien rire.

Vers 4 heure, je commence à apercevoir le sommet, mais l’ascension devient Beaucoup plus lente. Je suis de plus en plus frustrés car par moment, il nous faut marcher derrière un groupe de touriste avançant au ralentit. Tellement frustré, que nous décidons de passer par les côtés du chemin, en sortant un peu des sentiers battus.

Puis l’on traverse le dernier torii et nous voici en haut admirant, à mesure que l’horizon s’élève, la région de Hakone jusqu’à la baie de Tokyo entourées d’une mer de nuages. Spectacle merveilleux et étrangement calme du lever du soleil, entre les « banzai! » des Japonais, leur fier drapeau qui flotte au vent. Nous sommes completement sous le charme de ce spectacle grandiose.

A 5h du matin, nous descidons de partir faire le tour du cratère. En effet le sommet est est couronné par un cratère de 500 à700 mètres de diamètre pour une profondeur comprise entre 100 et250 mètre. Apres en avoir fait le tour, il nous faut désormais redescendre.

La descente prend normalement entre deux et cinq heures. Bien que la plupart des randonneurs ne montent pas par les itinéraires de Subashiriet de Gotenba, beaucoup les empruntent lors de leur descente afin de profiter de leurs sentiers recouverts de cendres volcaniques. C’est par ce sentier que nous décidons de redescendre. La vue est vraiment belle. Par contre après plus de 11 mois de voyage, mes chaussures de randonnées sont quelque peu usé et troué, ce qui fait que je suis constamment obligé de retirer mes chaussures pour retirer les cailloux entré dans mes chaussures.

Par contre la descente est étonnamment plus exténuante. Avec la fatigue de la montée qui a mobilisé tous les muscles des jambes, c’est au tour des articulations d’être sollicitées, notamment les chevilles et les genoux. Il nous a fallu 2h30 pour effectuer la descente, mais celle-ci paraît étonnamment plus longue sans doute à cause de la fatigue, de la chaleur et de sa répétitivité.

Arrivés au niveau de la cinquième station, nous attendons le premier bus de la journée à 10h. La touristique cinquième station déroule son ensemble de magasins de souvenirs et de restaurants. S’y croisent les randonneurs frais prêts à monter et ceux au bord de l’épuisement mais avec le sentiment du devoir accompli et des souvenirs plein la tète. Autour de ce balai, les cars de touristes asiatiques vont et viennent pour dévaliser les magasins et se prendre en photo devant tout et n’importe quoi. Monter le Mont Fuji, en chemise et chaussures croco, est pour eux hors de propos. Dommage pour eux : ils ratent une expérience exceptionnelle, indispensable à tout voyageur au Japon.

Nous retournons sur la région des 5 lacs et décidons de partir faire un Onsen. Nous passons le reste de l’après midi à nous y reposer et savoureux le confort de bain chaud.

Apres ca, il nous faut reprendre le bus direction Tokyo. Je récupère mes affaires, fais mes au revoir à Nicolas et retourne à mon auberge ou je m‘effondre de fatigue.

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Kamakura : 1O Juillet 2014

Kamakura 

Apres une nuit passée dans le bus, j’arrive à Tokyo vers 6h du matin. Je pars déposer mes affaires dans un locker de la gare et pars en train vers la ville de Kamakura.

Kamakura  est située au bord de l’océan Pacifique, à 50 km au sud-ouest de Tokyo (environ une heure de train). La ville revêt une importance historique pour le Japon. En 1192, le shogun Minamoto no Yoritomo décida d’installer sa nouvelle capitale à Kamakura, y déplaçant du même coup le centre politique du Japon. C’était l’époque où les shoguns prenaient le dessus sur l’empereur (Mikado). Le gouvernement de Kamakura domina le Japon pendant plus d’un siècle, jusqu’en 1333.

Aujourd’hui, Kamakura est une ville balnéaire, touristique et bien tranquille pour le touriste arrivant en train depuis Tokyo. Elle présente de nombreux points d’intérêt pour les visiteurs.

En arrière de la ville, dans des collines protégées de la construction, on trouve de nombreux temples et leurs larges domaines ; certains sont le siège des écoles du bouddhisme zen japonais. Je commence ainsi ma visite par le temple Engaku-Ji.

Apres ca, je pars longer l’un des sentiers de randonnée qui surplombe la ville. Puis, je me rends à l’un des monuments le plus célèbre de la ville :  le grand bouddha Amitabha de Kamakura. Ce daibutsu est une sculpture en bronze, fondue vers 1252, d’une hauteur de l’ordre de 13,35 m. Les mains du Bouddha ont été sculptées, de manière stylisée, dans la posture dite jo-in, de la méditation zen.

Je me dirige ensuite vers le vaste temple Hase-dera, qui plutôt agréable à visiter (cloche, jardins, vue, grottes, trésors divers) avec une vue sur la baie.

Je décide d’ailleurs ensuite de me rendre sur la plage. Etant donné qu’un typhon est annoncé pour le lendemain, de nombreuses personnes sont entrain d’entasser des sacs de sable. Il y’a d’ailleurs déjà d’importante rafale de vent.

Je termine ma visite de la ville par l’un des temples le plus important de la ville : le Kencho-Ji.

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Yokohama :

En fin d’après midi, je quitte Kamakura et me rend en train dans la ville de Yokohama. Il s’agit d’une ville portuaire. Yokohama a le statut de ville désignée par le gouvernement. Avec plus de 3,7 millions d’habitants, c’est la deuxième ville du Japon derrière l’agglomération de Tokyo ; elle doit son développement à l’activité importante de son port et à ses contacts avec l’étranger

Yokohama forme aujourd’hui, avec Kawasaki et Tokyo, la grande Région de Kantō la plus peuplée du monde. Son port international reste encore une de ses principales activités. On y importe des matières premières et on y exporte des produits finis et de la soie. Yokohama est aussi un centre important du transport maritime de passager. Elle est aussi un important foyer d’industrie lourde (sidérurgie, automobiles, navales)..

Je passe ainsi le reste de l’après midi à visiter la ville puis retourne sur Tokyo. Fait assez amusant, en souhaitant prendre le train qui arrivait pour me ramener a Tokyo, je découvre que c’est un train réservé pour les femmes. En effet, les Japonais on un petit défaut, ils sont assez « pervers » et sans gènes.

C’est vers 20h que je finis par rentré à Tokyo. Je récupère mon sac et pars en direction de mon auberge. Demain je souhaite me rendre au mont Fuji. Par contre, en discutant avec la personne de l’accueil, il m’explique que le typhon va frapper Tokyo demain vers 11h et qu’il y’aura donc probablement aucun bus qui circulera pour Fuji.

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