Xi’an : 13 au 15 Juin 2014

Jour 1 :

Aujourd’hui je quitte Chengdu pour me rendre à Xi’an. C’est donc plus de 17 heures en train qui m’attend. Le départ n’étant qu’à 13 heure, je profite de la matinée pour faire une grasse matinée et cela faisait longtemps que a m’était pas arrivé.

Vers 10h, je me rendre dans un supermarché Carrefour pour faire quelques provisions pour le trajet en train. Depuis presque 5 mois à acheter à manger dans des marchés ou petite supérettes, j’étais tout heureux de me rendre dans un carrefour sur deux étages avec plein de bons produits. J’en ai profité pour acheter du pain, de la confiture et de bons gâteaux français : je vais me régaler dans le train.

Apres cet arrêt nourriture,  je me rends à la gare. Cette fois ci, j’ai décidé de voyager en siège assis et non pas couchette. Je me retrouve donc de nouveau dans un compartiment bondé. Par contre à la différence des trains en Asie du Sud, ici les sièges sont confortable et surtout pas en bois.

Ainsi, je profite du trajet à mettre à jour mon blog et trier mes photos.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Jour 2 :

Cette fois ci, le train n’a que 45 minutes de retard. C’est donc à 7h que j’arrive dans la ville de Xi’an. Considéré comme le berceau de la chine (on y a trouve le plus vieille hominidé : datant de 600 000 ans) Xi’an (littéralement : « paix de l’Ouest ») est la capitale de la province du Shaanxi. Elle a le statut de ville sous-provinciale et compte plus de huit millions d’habitants.

Xi’an était autrefois le point de départ de la route de la soie. C’était l’une des Quatre Grandes Capitales Anciennes : ce fut la capitale de la Dynastie Qin (221-210 av. J.-C.), des Han (202 av. J.-C. – 220), alors connue sous le nom de Chang’an, et des Tang (618-907). Sous cette dernière dynastie, c’était l’une des plus grandes villes du monde.

La ville possédé une belle muraille qui englobe l’ensemble du centre ville et possède une forte communauté musulmane dont la présence remonte aux commerçants arabes ou persans venus par la Route de la Soie au Moyen Âge. La ville possède d’ailleurs une étonnante mosquée de style chinois très ancienne.

Je me rend à l’auberge que j’avais réservé la veille. J’ai réalisé que cela revient moins chère de réserver par internet que de se « pointer » et demander une chambre. Par contre,  j’avais remarqué que l’auberge que j’avais réservé était dans le lonely planet et je n‘avais donc pas pris la peine de noter l’adresse. Lorsque j’arrive devant l’adresse indiqué, je tombe sur un bâtiment abandonné. L’adresse n’est plus bonne. Et, sans téléphone ou internet, pas facile de s’en sortir.

Je pars donc en direction d’un office de tourisme situé pas très loin de la ou je suis et par chance une des personnes parle anglais. Je lui demande de chercher l’adresse pour moi et de les contacter. Je ne suis pas très loin de leur nouvelle adresse et quelqu’un de l’auberge vient finalement me chercher à pied. Au final, j’aurais perdu plus d’une heure trente.

 L’armée de terre :

Apres ca, je décide de me rendre sur l’un des sites le plus emblématique de Xi’an : le mausolée de l’empereur Qin, (bīngmǎ yǒng en pinyin), inscrit depuis le 4 avril 1987 sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité et qui s’étend sur environ 56 km².

Il s’agit d’un mausolée dédié à l’empereur Qin Shi Huangdi(iiie siècle av. J.-C.), premier empereur de Chine. L’ensemble archéologique, qui se trouve à proximité de la ville de Xi’an, comprend d’une part le tombeau proprement dit, et d’autre part les fosses où l’on a trouvé, une armée enterrée composée de 8 000 guerriers et chevaux en terre cuite de grandeur nature. Vieille de 2 000 ans, elle ne fut découverte qu’en 1974 par des paysans alors qu’ils construisaient un puits. En revanche, sa tombe, située à environ 1,5 kmà l’ouest, et recouverte d’un tumulus, n’a pas encore été fouillée par les archéologues, et n’est pas ouverte aux visiteurs. On en connaît le contenu légendaire grâce au récit de Sima Qian.

Cette « armée enterrée », est destinée à garder l’empereur défunt. Tous les soldat ont quasiment un visage différencié.  Ces statues furent cuites dans des fours à une chaleur d’environ 900 °C. Des couleurs minérales étaient appliquées après cuisson sur les statues, ce qui, tout en les individualisant davantage, permettait de distinguer par la couleur dominante les différentes unités de cette armée.

L’édification de la nécropole a nécessité trente-six ans d’ouvrage, avec une main-d’œuvre de quelque 700 000 personnes. D’après Les Mémoires historiques de l’historien Sima Qian, les ouvriers ayant préparé le tombeau et assisté à l’enterrement ont été emmurés vivants dans le mausolée à la fin de la cérémonie afin que les secrets de sa construction ne soient pas divulgués.

C’est donc en bus que je me rend à cette endroit situé à 45 kilomètres de Xi’an et considéré comme l’un des plus grands sites touristique du monde. Apres m’être allégé de quelques Yuans, je commence la visite de ses fameuses fosses. Je débute ma visite par le bâtiment des chars qui est un musée qui relate la construction du site et présente quelques pièces extraites de terre dont notamment  deux chars. Il s’agit de copies exactes à l’échelle ½ de deux types de chars.

Je me rends ensuite au niveau de la fosse n’2. Celle-ci est complètement vide. Je pars doc en direction de la fosse n’3. Celle-ci contient 68 soldats, un char et quatre chevaux : le poste de commandement avec ses officiers les plus gradés.

Je termine ma visite par la fosse n’1 : plus de 1000 statues ont été découvert dans cette fosses qui en contiendrait plus de 5000 supplémentaires. Sur une surface de 230 m de long et 62 m de large, les colonnes de soldats ordonnées par rang de quatre occupent 11 tranchées.

Au final, j’ai été quelque peu déçu de cette visite et m’attendait à autre chose. Il n’y a finalement que la fosse 1 d’intéressante à voire et celle-ci est bondé de touriste et il faut batailler pour avoir une bonne vue sur ces statues. Finalement, ce qui m’a le plus impressionné est de savoir qu’il y’a des personnes qui passe leur journée a reconstituer pièces par pièces cette armée de terre.

Xi’an :

Apres cette visite, je retourne à Xi’an et pars visiter la ville. Plusieurs bâtiments qui datent de la dynastie Tang sont intéressant à visiter : je me rends tout d’bord au niveau de la grande pagode de l’oie sauvage : Le célèbre moine Xuanzang y traduisit de 645 à sa mort en 664 les textes sacrés bouddhiques qu’il avait rapportés de son voyage en Inde, commencé en 629. Les textes se trouvent aujourd’hui dans cette fameuse pagode.

Je me rends ensuite à la petite pagode de l’oie sauvage, malheureusement étant déjà tard, celle-ci est fermé. Je pars ainsi visiter la tour de la cloche et la tour du tambour qui datent de la dynastie Ming.

Enfin, en fin de soirée je me rends dans le quartier musulman ou j’en profite pour goûter à différents plats typiques et visiter la grande mosquée.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Jour 3 :

Ce matin je pars en direction de la montagne Huashan. Le mont Hua est situé dans la province du Shaanxi, à une centaine de km à l’est de la capitale Xi’an.  Considérée comme une des 5 montagnes sacrées de Chine, et plus particulièrement comme la grande montagne de l’ouest, Huashan a été un lieu important de pèlerinage religieux tout au long de l’histoire chinoise.

Cette montagne est constituée de 4 pics (Nord, Sud, Est et Ouest) qui culminent à plus de 2000 m d’altitude, et dont le plus haut, le pic Sud, s’élève à 2150m. Il s’agit de la plus haute et la plus vertigineuses des cinq montagnes taoïstes de Chine. Les moines la choisirent car peu osèrent les y suivre.

 Ainsi, ses paysages très escarpés, ses arbres qui poussent au milieu des falaises ainsi que ses milliers de marches d’escaliers l’ont rendu très populaire en Chine. Le site est extrêmement peu fréquenté par les touristes occidentaux, mais très fréquentés par les Chinois.

Huashan a aussi la réputation d’être dangereuse à cause de ses sentiers escarpés au milieu des falaises. Certains chemins nécessitent parfois de grimper presque verticalement, et des chaînes sont toujours disponibles tout du long, sur lesquelles il est nécessaire de bien s’agripper! Néanmoins, l’ascension est aujourd’hui plus palpitante que terrifiante. Toutes les voies sont empierrées et des marches ont été taillées dans les passages dangereux.

Ainsi, c’est en bus que je me rends sur cette fameuse montagne pour y passer la journée. Au cours du trajet, je fais la rencontre de deux chinois (Hakim et Jay) deux frères et sœur qui parlent anglas et qui sont en vacance ici. Tout comme moi, Ils souhaitent faire l’ascension de la montagne à pied (et non pas à l’aide du téléphérique qui vous emmène directement au sommet du pic nord). On décide donc de passer la journée ensemble.

L’ascension du pic Nord :

Après nous être allégés des 90 yuans de frais d’entrée par personne (merci la réduction étudiante), nous prenons un minibus qui nous emmène au pied de la montagne. Il existe 3 façons d’atteindre le pic nord (le plus bas des pics situés à 1650 m) depuis le pied de la montagne :

  • Le chemin standard qui fait environ 6 km et qui monte tranquillement les 4 premiers km pour finir avec 2 km d’escaliers. Comptez entre 3 et 4 heures pour monter de ce côté là.
  • Le sentier des soldats qui monte de manière plutôt “brutale” et qui se compose simplement d’escaliers creusés dans la roche. Comptez entre 1 et 2 heures pour monter ce sentier.
  • La télécabine qui coûte les yeux de la tête (150 yuans aller-retour, en plus des frais d’entrés ça fait beaucoup…) et qu’on avait déjà éliminé avant de partir mais qui est la solution choisie par la majorité des touristes.

Nous avions prévu de monter par le sentier des pèlerins et de redescendre par le sentier des soldats. On s’était dit qu’on verrait ce qu’on aurait le temps de faire une fois au pic Nord car l’accès aux autres pics plus élevés se fait automatiquement par là.

Il s’agit encore une fois d’une suite de marches taillées dans la pierre. Au cours de la traversé, il nous faut traverser un mur de 80 mètres creusé de deux échelles de pierres bien raide. Ce passage était vraiment bien cool à faire. Il nous faut ainsi trois heures trente pour atteindre le sommet du pic nord.

Comme la majorité des gens commencent la ballade à ce point (c’est là qu’arrive la cabine), je dirais que les sentiers et marches d’escaliers sont plus larges à partir de cet endroit. On longe tout d’abord la crête du dragon bleu tout en admirant le panorama spectaculaire qui s’offre à nous. On peut ensuite choisir vers quel pic se diriger. Mes deux compères étant déjà quelques peu fatigué et moi ayant toujours des courbatures suite à l’ascension du mont Emei, nous décidons de nous rendre seulement au pic central et au pic de l’ouest. Par contre pour nous y rendre, nous choisissons le chemin difficile et nous nous retrouvons de nouveau à crapahuter sur une paroi rocheuse assez verticale.

Une fois rendu sur le pic Ouest, nous partons en direction du sentier des soldats permettant de retourner au pied du mont Emei. Le sentier est également composé de marches d’escaliers avec des endroits qui ont jusqu’à 80 degrés de pente. Mais comme je le pensais, à chaque fois qu’un bout difficile se profile, une voie alternative a été construite pour les gens qui auraient le vertige ou juste pas envie de prendre des risques inutiles. En ce qui nous concerne, on a testé une ou deux fois les sections raides pour faire monter un peu l’adrénaline.

Il est finalement 18h30, lorsque nous arrivons au bas du Mont. Juste à temps pour prendre le dernier bus nous ramenant à Xian. Par contre, je suis quelque peu inquiet car je dois prendre un train à 22H50 et je risque d’être un peu court niveau temps.

J’arrive finalement à 9h au terminal de bus, pars récupérer mes affaires à l’auberge et me rend de suite en direction de la gare centrale. J’arrive finalement 5 minutes avant le départ du train : ca c’est joué à peu de chose.

Ce diaporama nécessite JavaScript.