Salvador Do Bahia : 14 et 15 Octobre 2013

Les racines de Salavador :

C’est à Salvador que l’histoire du Brésil a commencé au 16ème siècle lors de l’arrivée des premiers colons portugais. La ville devint alors la première capitale du pays et pendant deux siècles, elle s’enrichit grâce à la culture de la canne à sucre. Un important trafic d’esclaves fournit la main d’œuvre aux champs de canne. Ainsi, les premiers esclaves africains furent déportés à Salvador en 1538. Par la suite, leur nombre augmenta jusqu’à atteindre la moitié de la population de la ville ! Salvador fut la capitale du Brésil jusqu’en 1763, date à laquelle elle perdit son statut au profit de Rio. Aujourd’hui, Salvador est la troisième ville du Brésil et elle est peuplée en grande majorité par les descendants des esclaves africains, ce qui lui vaut son surnom de « joyau afro-brésilien » du pays car elle doit son caractère et sa personnalité au mélange de la culture africaine et des traditions portugaises. Cet héritage culturel est visible à travers la musique, la religion, la cuisine ou encore la danse, ou tout simplement par l’habit traditionnel encore porté par les femmes Bahianaises.

Jour 1 :

Apres ma nuit passée à l’aéroport, je me dirige enfin vers  cette ville mythique et légendaire qu’est Salvador de Bahia. Après avoir pris un bus, je me dirige vers  la ville haute pour y déposer mes affaires, et pars visiter la ville.

Je décide de commencer ma visite  par le centre historique de Salvador et cœur de la ville haute : le « Pelourinho. Il s’agit d’un quartier qui compte de nombreuses églises de style baroque et qui se distinguent par la profusion et la richesse de leur ornementation, extérieur comme intérieur, ainsi que des édifices datant de l’époque coloniale aux façades multicolores. De plus, la majorité des rues sont piétonne, ce qui encourage à la promenade.

Je pars  ensuite vers le Largo do Pelourinho, c’est le cœur triangulaire de la vieille ville. Il s’ait d’un magnifique alignement de maisons ou sobrados aux tons pastel ou vivaient les riches seigneurs. Ils pouvaient assister depuis leurs balcons aux supplices des esclaves parfois fouettés à mort. Sur cette place se trouve également l’église « Igreja do Rosario dos pretos » Il s’agit d’une église à la façade bleu. Elle fut construite par les esclaves, le soir après leur travail. A l’intérieur de l’église, tous les saint et statues sont noirs.

Je continue ma visite de la ville haute par l’église « igrega e convento Sao Francisco ».  Il s’agit d’une église baroque construite entre 1708 et 1713. La décoration intérieure de l’église est un véritable chef d’œuvre. Les murs sont entièrement recouverts de feuilles d’or et les sculptures sont également ornées d’or. On peut y voire de nombreux panneaux d’Azulejos. A quelques mètres de cette église se trouve également la « igrega da ordem Terceira de Sao Francisco ». Une très belle église présentant une façade de style churrigueresque.

Je termine ma visite de la ville haute par la « basillica da sé » et la place « Praca de sé » d’où l’on peut visiter l’église « Igreja de la misericordia ».

Le quartier du Pelourinho peut se visiter en quelques heures. C’est une minuscule partie  la ville de Salvador, mais c’est ici que l’on retrouve tous les monuments historiques. Aujourd’hui, le centre historique de Salvador est classé au patrimoine de l’Unesco, ce qui fait que la plupart des façades des bâtiments ont été rénovés. Néanmoins, derrière ces façades on peut encore apercevoir les maisons qui ne sont plus que des « coquilles vides » et délabrées. D’ailleurs, nombre de familles défavorisées ont été expulsé de ce quartier et envoyées dans des favellas éloigné. Conséquence (heureuse), c’est aujourd’hui devenu un quartier très sur, avec des policiers a chaque coin de rue, et seul quelques rues sont déconseillés à visiter.

En début d’après midi, je me dirige vers la place municipale pour y prendre l’ascenseur qui m’emmène dans la ville basse et je monte  ensuite dans un bus pour rejoindre la péninsule d’Itapagipe. C’est ici que se trouve une des églises les plus populaires de Salvador qui porte le nom d’ « Igreja Nossa Senhora do Bonfim ». Les Bahianais attribuent à ce Senhor do Bonfim des pouvoirs de guérison miraculeux qui ont fait de cette petite église un lieu de pèlerinage très fréquenté. On retrouve à l’intérieur de l’église une salle des miracles, dans laquelle on vient déposer des photos, lettres et messages pour y implorer le seigneur de bien vouloir les guérir, eux ou leur proche. A l’extérieur et à l’intérieur de l’église, on peut apercevoir  des milliers de petits rubans porte-bonheur, appelés « fitas ». Selon la tradition, il faut en passer un à son poignet en faisant trois nœuds et faire un vœu à chaque nœud. Les vœux sont censés se réaliser lorsque la « fita » se détachera. Il faut ensuite le lancer dans un court d’eau. Ces petits rubans en tissus colorés sont devenus un véritable symbole de Bahia.

Je pars ensuite me promener dans le quartier de Bonfim qui est un quartier assez pauvres et populaire. J’en profite pour partir me baigner sur l’une des plages du quartier. Je ne reste pas très longtemps, car j’ai l’impression d’attirer un peu trop l’attention…

 En fin d’après midi, je retourne dans a ville basse et pars me promener dans le « mercado modelo », un marché d’artisanat situé dans un vieux bâtiment d’époque qui était autrefois une ancienne maison des douanes. J’en profite pour faire quelques emplettes dont notamment le maillot de foot du Brésil.

Le soir, il se met à pleuvoir. Je retourne donc à l’auberge et fait la rencontre d’un Brésilien qui fait le tour du monde depuis plus de 30 ans. Il parle couramment français et gagne sa vie en jouant de la musique.

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Jour 2 :

Pour ma deuxième journée, je profite de la matinée pour refaire un tour dans le Pelourinho, puis je pars prendre un bus pour me rendre dans le quartier de Barra, situé au bord de la mer. Il s’agit d’un quartier très moderne ou vit la classe aisée. On y retrouve building et centre commerciaux.

Je pars me promené le long de la plage, à proximité du phare de Barra et j’en profite pour me baigner. En milieu d’après midi, je décide de rentrer à pied vers la ville haute et longe donc la cote. Bien évidement, je finis par me perdre et tombe sur un marché ou j’en profite pour gouter le meilleur jus de mangue de ma vie.

Le soir je pars assister à la messe dans l’église « Igreja do Rosario dos pretos ». Il s’agit plus d’une fête que d’une messe, puisqu’on y chante et on y danse. Vraiment très sympas à faire.

Enfin, vers 20h, je tombe sur un concert de rue et pars ensuite prendre mon bus de nuit pour la Chapada Diamantina.

 J’ai beaucoup aimé Salvador. On y voit clairement le métissage entre portugais et africains et on se sent vraiment dépaysé par rapport à Campo Grande, comme si on avait changé de pays ! La ville offre de multiples visages avec le centre historique et ses bâtisses coloniales aux murs colorés, les quartiers défavorisé de Bonfim et bien évidement ses quartiers modernes à Barra.

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