Puerto Iguacu : 4 au 5 Novembre

Jour 1 :

Après avoir passé la frontière, j’arrive enfin en Argentine. Ce pays, qui était l’une des plus grandes puissances économique mondiale à la fin du 19 siècle et du début 20 siècles à aujourd’hui sombré dans le gouffre de la dette international.

L’argentine compte plus de 40 millions d’habitants et est le huitième pays du monde avec quelques 2,8 millions de kilomètres2. Cet immense territoire tiré sur plus de 3500 kilomètre présente une étonnante diversité géographique. Ainsi, la mention de l’Argentine évoque des paysages ou se succèdent manchots des cotes de l’atlantiques, terres de Patagonie balayé par le vent, étendues mystérieuses de la terre du feu, plaine de la pampa, et chutes d’Iguaçu.

Je me trouve actuellement à Puerto Iguazu. La ville se  tient au confluent du Rio Parana et du Rio Iguazu séparé du Brésil et du Paraguay par ces deux fleuves. Le bus me dépose au terminal des bus et j’en profite pour me renseigner sur les prix pour me rendre Buenos Aires. Je me renseigne également pour savoir ou je peux échanger mes dollars.

En effet, aujourd’hui l’Argentine est un pays en crise et chaque année  le pays subit une inflation de 25%. Autrefois à parité avec le dollar américain, le peso argentin a depuis longtemps perdu sa valeur. Aujourd’hui les argentins ne croient plus en leur monnaie. Ainsi, l’unique moyen pour eux d’épargner de l’argent est de trouver refuge dans des valeurs stables comme le dollar. Face à cette fuite des capitaux, le gouvernement a interdit purement et simplement l’achat de cette devise à ses citoyens. Il s’est alors développé un marché parallèle, appelé Blue Market ou marché noir, qui comme le marché officiel, fluctue en fonction de l’offre et de la demande. Ainsi, la demande toujours plus forte du dollar, a entrainé une hausse de sa valeur : en Novembre 2013, 1 US$ s’échange à près de 9,6 pesos argentin dans les rues de Buenos Aires, contre 6 pesos au marché officiel. Dans ce contexte, changer des devises au noir, permet de réaliser une plus-value considérable. Alléchés par cette opération bancaire, j’ai acheté 600 US$ en Bolivie au taux officiel et sans frais bancaires. Il n’est pas possible de retirer des dollars au Brésil.

L’agence ou je suis me propose d’échanger mes dollars. Le cours du dollar officiel est de 1 dollars pour 5,9 pesos. J’obtiens 1 dollars pour 9,4 pesos. Ainsi, grâce à ce système je viens de gagner presque 40%. Ce qui va me permettre je l’espère de moins dépenser d’argent que prévu.

J’en profite pour réserver mon bus pour Buenos Aires. Je trouve les prix relativement chère et pas en adéquation aves les prix indiqués dans mon lonely planet. Mais bon, celui-ci date de 2012 et l’Argentine a connut une importante inflation de sa monnaie depuis cette époque. Ainsi, les prix indiqué ne correspondent plus du tout à ceux pratiqué aujourd’hui.  De plus, il y’a un important écart entre l’inflation officiel et l’inflation réelle.

Jour 2 :

Apres ma première nuit passée en Argentine, je me lève de bon matin pour partir visiter les chutes. Celle-ci ouvre à 8h. J’avais betement oublié de changer l’heure de mon téléphone. Ainsi, au lieu de me lever à 7 heurs, je me lève à 6h. Tant pis, j’en profite pour me renseigner sur les prix des billets d’avions et des bus.

Vers 7 heures, je pars en direction des chutes. Je suis le premier sur les lieux. Des l’ouverture, je me dirige vers un petit train qui doit m’amener jusqu’à l’arrêt garganta del diablo. Le premier départ se fait à 8h30. Par rapport au Brésil, il y’a énormément de monde et le train est vite remplit. De la, je longe une passerelle de 1100 mètre de long et qui traverse le paisible Rio Iguaçu.  Je me dépêche de la traverser et arrive le premier à la gorge du diable. Le site est spectaculaire. La plate forme d’observation surplombe les chutes et permet d’observer le torrent d’eau qui s’y déverse. La vapeur d’eau qui s’en dégage empêche de voire le pied de la chute et je me retrouve complètement trempé en à peine quelques minutes. L’impression de puissance qui émane de ses chutes est phénoménale.

Les autres visiteurs finissent par arriver et cela devient difficile de circuler. Je décide de retourner au petit train qui me ramène à mon point d’origine. Il y’a désormais une queue énorme pour se rendre sur le site. J’ai vraiment bien fait d’arrivé tôt. Il y‘a ensuite deux circuit à faire, le paseo superior (700m) et inferior (2000m), qui procurent de belles perspectives sur les chutes à travers sentier, ponts et passerelles.

Je décide de commencé paséo inferior. Le sentier descend jusqu’au fleuve et frôle la plupart des chutes. On se sent incroyablement petit, par rapport à la puissance de ces chutes. Sur l’une des passerelles, je finis d’ailleurs encore une fois complètement trempé. Normalement, il et possible de se rendre sur l’ila san martin. Un bateau gratuit est supposé faire la liaison. Depuis cette ile, il est possible de se baigner a l’abri des chutes et un chemin mène à une superbe vue sur les chutes. Malheureusement, l’accès à l’ile est fermé depuis 3 mois. Je n’ai pas réussit à obtenir d’explication. Pour faire ce sentier, il y avait un peu de monde, mais ca allait.

Je rejoins ensuite le sentier supérieur. Ce sentier permet de découvrir les chutes depuis le sommet. J’ai trouvé ca mon intéressant car on n’a pas vraiment de vue sur les chutes.

Vers 13h, étant encore relativement tôt, je décide de refaire le sentier inferieur, et cette fois ci je suis presque seul. Je termine ma visite vers 15h, retourne à mon auberge et pars prendre mon bus qui doit m’emmener à Buenos Aires. C’est partit pour un trajet d’environs 18h.

Ainsi cette journée aura été vraiment incroyable. Les chutes sont spectaculaire. Difficile à dire si je préfère les chutes du coté Brésilien ou Argentin. Le Brésil a l’avantage d’offrir une vue d’ensemble sur les chutes. En effet, sur les 19 principales chutes, seulement 3 sont situé du coté Brésilien. Enfin, le site est nettement moins visité que son voisin Argentin, donc plus calme. A l’inverse, du coté argentin on et au plus près des chutes et on a beaucoup plus de point de vue différents su les chutes.

Pour conclure, j’ai visité les chutes brésiliennes en 2h30 et les chutes argentines en 7h, Je pense qu’il est possible de visiter les chutes des deux coté en une seule journée. Mais si on a du temps, autant le faire en 2 jours.

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