Leshan et le mont Emei : 10 au 11 Juin 2014

Jour 1 :

Leshan :

Aujourd’hui c’est à 7 heures que je pars en direction de la ville de Leshan. La ville est situé à environs 150 kilomètres à l’ouest de Chengdu soit environs deux heures de trajet. Il s’agit d’une ville située sur la rive est de la rivière Min dans la région du mont Emei. La ville est célèbre depuis 803, année ou fut terminé la Grand Bouddha de Leshan.

Le Grand Bouddha de Leshan est une statue monumentale de Bouddha taillée dans la falaise du mont Lingyun (la montagne qui monte dans les nuages). La statue fut édifié approximativement entre 713 et 803, et doit son existence — SELON la légende — à un moine bouddhiste qui souhaitait protéger les marins empruntant le périlleux confluent des trois rivières : Dadu, Qingyi jiang et Minjiang et ainsi prévenir les inondations de la ville de Leshan.

Ce site, inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en 1996, et premier lieu d’établissement en Chine du bouddhisme (dès le premier siècle de notre ère), est, par ses dimensions, le plus grand Bouddha du monde antérieur au XXe siècle et la plus haute statue de Maitreya.

Néanmoins, le grand Bouddha n’est pas la seul chose à voire. Il y’a également des temples et pagodes intéressantes voire. Ainsi, lorsque j’arrive sur le site, je pars tout d’abord visiter les alentours. Je me rends ainsi tout d’abord en direction du temple Lingyun puis au temple Daxiong. Je pars ensuite en direction de la pagode Lingbao. Apres ca je finis par arrivé au niveau de la tète du grand Bouddha. Des escaliers longent la paroi rocheuse et permettent de se rendre au niveau des pieds du Bouddha. La statue de pierre est impressionnante et ses dimensions font tourner la tète :

Le Grand Bouddha de Leshan, taillé dans la paroi rocheuse, mesure 71 mètres de haut, et 28 mètres de large aux épaules. La statue comporte un ingénieux système de drainage caché, qui a permis de limiter — mais non de supprimer — l’érosion naturelle.

Sa tête fait 14,7 mètres de haut. Chaque œil mesure 3 mètres de long, et chaque oreille7 mètres. Le majeur de la main de Bouddha mesure 8 mètres de long, et sa tête est ornée de 1021 petits chignons de cheveux enroulés, taillés dans des blocs de pierre encastrés dans sa tête comme des chevilles.

Mont Emei :

Apres cette visite pour le moins impressionnante je pars vers 12h prendre un nouveau bus et me rend à environs une heure de Leshan, et plus précisément sur le mont Emei. Le mont Emei (ou Omei, ou Emei Shan), est l’une des quatre montagnes sacrées bouddhiques de Chine. Il a été classé en 1996 par l’Unesco pour ses beaux paysages et sa culture Bouddhiste très riche. Aujourd’hui, Plus d’une vingtaine de tempes sont encore situés sur le mont.

Le mont Emei possède une altitude allant d’environ 500 mètres dans la bourgade de Baoguo à 3 099 mètres au sommet Wanfo. La zone comporte une grande variété de topographies et de climats. La ligne de crête du mont Emei se déroule du nord au sud avec pour versant ouest une pente modérée et pour versant est une falaise à pic de près de 1 500 mètres de dénivelé donnant sur la plaine du Sichuan.

Emeishan est associé à Puxian, le Bodisattva de la sagesse. Le but ultime du pèlerin à toujours été d’apercevoir l’auréole du Bouddha, réflexion de son ombre sur la mer de nuages, magiquement entouré d’un halo. Dans le passé, de nombreux pèlerins se jetaient dans le vide à sa vue, croyant que le Bouddha les appelait à lui

L’ascension du mont est une randonnée sérieuse. Il faut prévoir en général trois jours à moins de tricher un peu. En effet, pour les plus faignants des bus et télécabines permettent d’atteindre le sommet.

N’ayant pas beaucoup de jour à consacré, je décide de « triché » et de faire l’ascension en bus et de redescendre à pied. Ce qui devrait me prendre maximum deux jours. Je me rends tout d’abord à une auberge situé au pied du mont Emei pour y récupérer une carte des sentiers. J’y ais la rencontre d’une famille de français dont la mère c’est fait mordre par un singe. En effet, le mont est réputé pour abriter de nombreux singes sauvages. Elle me conseil onc de bien faire attention.

Apres ca, je me rends au niveau du terminal de bus pour y acheter mon billet. Par contre, la guichetière refuse de me vendre un ticket allé simple. Elle m’oblige à payer un billet aller-retour. Je refuse et demande à parlé à son manager. Elle refuse de me répondre et je pars donc à la recherche d’un responsable. Je finis par trouver un bureau de réclamation et quelqu’un parlant anglais. Je lui dis que je veux simplement un billet allé. Elle accepte et appel la guichetière. Une fois de retour au guichet, celle-ci me tend un billet allé simple. Je n’ai toujours pas compris pourquoi elle refusait de me le vendre.

C’est donc en bus que je me rends au sommet de la station de bus Leidongping. Le trajet dure deux heures et y arrive vers 18h. Je passe ainsi d’une altitude de 500 mètre à 2500 et du coup il y fait nettement plus froid. Heureusement, j’avais prévu le coup et j’avais pris des affaires chaudes avec moi.

La particularité du mont Emei est lié au fait que son sentier menant au sommet, n’est fait que de marche. Il y’aurait ainsi en tout plus de 60 000 marches. Ainsi, depuis la station de bus, je débute ma randonnée et pars en direction du « golden summit » situé à 3077 mètres d’altitude. En effet, je souhaite apercevoir le lendemain le lever de soleil et décide donc de partir chercher d’un endroit ou dormir et situé au plus près du sommet. Apres plus de 45 minutes d’ascension, je finis par arriver au niveau d’une petite maison qui fait office de restaurant et de refuge. Le prix qu’on me propose pour dormir étant correcte (on m’avait dit que dormir dans un temple coutait environs 80 yuans en moyenne) je décide d’y passer la nuit. L’endroit est très rudimentaire et basique mais j’ai tout de même droit à la couverture chauffante. Du coup, il ne fait pas trop froid.

Je pars ainsi me coucher et n’espère qu’une chose, qu’il fasse beau demain, car aujourd’hui il y a eu beaucoup de brouillard. De plus, le mont Emei est réputé pour être très souvent dans le brouillard et la pluie ne cesse presque jamais. Il n’y a plus qu’ compter sur ma bonne étoile.

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Jour 2 :

Ce matin réveil à 4h30 et c’est à la lumière de ma lampe torche que je débute mon ascension en direction du sommet. Le temps n’est pas super et il y a pas mal de brouillard mais au moins il ne pleut pas. Apres plus de trentaine minutes de marche (et en ratant parfois quelques marches : merci la visibilité) je finis par arrivé au sommet à 5h30.

Je suis le premier arrivé et le lever de soleil est généralement vers 6h. Par contre il y fait très froid et il y’a énormément de vent. Je pars donc à la recherche d’un petit abri pour me réchauffer.

Vers 6 heures, j’ai été rejoins par une vingtaine de personnes. Par contre, ce n’est pas aujourd’hui qu’on verra quelque chose. Le temps est complètement couvert et impossible d’y voire à plus de deux mètres. Il n’est même pas possible de discerner les temples situé au sommet.

La plupart des gens présent décident de quitter les lieux, quant à moi je ne désespère pas et espère que le brouillard va finir par se dissiper. Malheureusement, le temps ne se lève pas et je finis par quitter les lieux lorsque j’aperçois les premiers groupes de touristes arrivé (la télécabine qui permet d’accéder au somme de démarre qu’à 7h).

Etant quelques peu refroidis par le mauvais temps, je décide de changer mes plans et de faire la descente du mont en une journée et non plus deux jours. C’est donc 41 kilomètres de marches qui m’attendent aujourd’hui.

Je débute ainsi la descente du mont et après quelques minutes de marche rencontre déjà mon premier singe. Par contre, il me laisse tranquille. Apres ca, je traverse diffèrent endroit dont notamment le temple de l’éléphant. J’ai ainsi une vue d’ensemble sur la vallée. Malheureusement, il y’a tout de même pas mal de brouillard. La vue est tout de même sympa. Apres ca, je décide d’emprunter le sentier de gauche (voire carte).

En chemin, je retrouve un groupe de chinois qui eux font l’ascension et que j’avais rencontré à Leshan. Ils se sont faits attaquer par des singes et me disent d’être prudent et de faire attention à mes affaires.

Je me rends ensuite au temple Xianfeng. En chemin je recroise de nouveau un singe et cette fois ci celui-ci se jette sur mon sac. Je réussis à me dégager et à le faire fuir à l’aide d’une pierre. Par contre, le sac que ma mère m’avait offert au Cambodge n’était pas de très bonne qualité et ses coutures commençaient déjà à lâcher. Pour le coup, le singe en s’y agrippant à fait sauter les coutures.

Du coup, c’est désormais avec un bâton que je continue mon ascension. En chemin, je croise de nouveau un groupe de cinq singes. Deux d’entre eux commence à se diriger sur moi et c’est en courant que je m’éloigne d’eux.

Plus je descends, plus le temps s’améliore. Néanmoins, le sommet est toujours dans le brouillard donc pas de regret. Je fini par arrivé au temple Hongchunping ou je fais une petite pause. Apres plus de 6 heures de marche et déjà une vingtaine de kilomètres de parcourus je commence à avoir les genoux et mollets douloureux. A la base, c’est ci que j’avais prévut de dormir.

Une fois dépassé le temple, je finis par arrivé dans une zone appelé la « monkey zone ». Et effectivement, le sentier est rempli de singe. Mais en général une pierre et un bâton suffit à les faire fuir. Et vers 14h30, je finis par arriver au niveau d’un parc ouvert ou je retrouve des centaines de chinois. Un bus permet d’accéder à cet endroit. Apres presque 8 heures à marché seul, c’est assez étrange de retrouver autant de monde.

Le lieu est célèbre car des centaines de singes y vivent et les chinois s’amusent à les prendre en photos et se marrent quant ils se font prendre leur sac en plastique avec de la nourriture à l’intérieur. Je commence à mieux comprendre pourquoi les singes se jetaient sur moi aussi facilement. Je décide de ne pas me rendre dans le parc ayant une ma dose de singe pour un bon bout de temps.

Une fois cette zone traversée, je m’éloigne de nouveau de la foule et traverse successivement le temple Zhongfeng, le pavillon Shenshui, le temple Leiyin et le temple Fuhu. Ce n’est que vers 16h que je finis par arriver au temple Boaguo, lieu de départ du sentier. J’aurais ainsi parcourus plus de 41 kilomètres, 2500 mètres de dénivelé et descendu environs 40 000 marches et cela en à peine 9h. Par contre, je ne sens plus mes jambes ni mes mollets.

Je pars prendre un bus qui me ramène à Chengdu. Le trajet dure trois heures. Le trajet est passé relativement vite étant que je me suis endormi à peine monté dans le bus.

Ainsi, je ne regrette pas de m’être rendu au mont Emei. Je savais que c’était très rare d’avoir du beau temps mais j’avais bon espoir : tant pis, on ne gagne pas à tous les coups. Les paysages étaient tout de même sympas. Et pour le coup, je me rappellerai longtemps de mes aventures avec mes amis les singes.

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