Shirakawa-gō : 01 Juillet 2014

Ce matin, mon  camarade de chambre japonais me propose de partir faire une petite randonné qui longe une colline et offre une vue panoramique de la ville.

Le sentier qui porte le nom de « sentier de samourai » longe une colline et offre une vue panoramique de la ville. Ce sentier mène à un ancien château aujourd’hui en ruine. Depuis le sommet, il est également possible de rejoindre le village traditionnel de Hida. C’est un village reconstitué, qui montre la vie à la campagne au Japon au début du xxe siècle. Le village est constitué de maisons traditionnelles japonaises en toit de chaume appelées gasshō-zukuri (littéralement : mains qui prient). La visite s’avère fort intéressant, et le beau temps est au rendez vous.

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Apres ca, je quitte Takayama pour me rendre dans la ville de Kanazawa. Mais avant ca, je décide de m’arrêter en chemin dans le village de Shirakawa-gō. Le village historique de Shirakawa-gō est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité.

Ce village sont surtout connus pour ses maisons typiques de style architectural appelé gasshō-zukuri qui désigne les maisons au toit très pentu afin de supporter les chutes de neige très abondantes de cette région montagneuse. En effet, les montagnes et les forêts occupent 96 % du territoire dans la régions de Shirakawa, laissant 4 % de territoire pour les terres cultivées.

nord.

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Apres la visite de ce très beau village et de ces montagnes avoisinantes, je prends de nouveau un bus qui m’emmène dans la ville de Kanazawa. Kanazawa est un des joyaux du tourisme japonais bien souvent ignoré, sauf par les autochtones qui affluent en nombres. Son éloignement relatif, déconnecté des lignes de trains a sûrement limité injustement le nombre de touristes étrangers. Cependant, pour les voyageurs qui veulent voir une des villes du pays les mieux préservées de la période Edo (avec Takayama), c’est un must.

Le nom de Kanazawa veut littéralement dire le « Marécage de l’or » et fait référence à une ancienne légende qui veut qu’un paysan du nom de Imohori Togoro ait trouvé de l’or en creusant le sol pour y planter des pommes de terre et des céréales1. Cette histoire explique en partie la richesse et le peuplement de la ville qui fit de Kanazawa l’une des villes les plus peuplées du Japon au Moyen Âge.

Les samouraïs, les marchands, les geishas, et les seigneurs ont tous laissés leurs marques sur Kanazawa dans un centre compact et à la circulation aisée. Kanazawa fait partie du Réseau des villes créatives UNESCO en tant que ville d’Artisanat et d’Arts populaires. La cuisine de Kanazawa est célèbre dans tout le Japon, particulièrement pour ses fruits de mer car elle repose à la jonction des courants chauds du sud et froids du nord.

En milieu d’après midi, je pars en direction du marché Ōmicho Ichiba qui existe depuis l’époque d’Edo et est réputé dans tout le Japon. En effet, Kanazawa est connue pour sa cuisine traditionnelle, particulièrement les produits de la mer comme la crevette, le crabe et évidemment les sushis et sashimis. Les productions de la région sont de haute qualité, notamment le riz grâce aux fortes précipitations tout au long de l’année.

Ainsi, en cette fin d’après midi, je décide d partir me promener dans le quartier des geishas. Je n’y croise aucune geisha, mais découvre de nombreuses habitations en bois extrêmement bien conservé. Le quartier est vraiment intéressant à visiter.

Le soir, retour au marché  Ōmicho Ichiba pour y acheter quelques sushis puis retour à l’auberge à l’auberge ou je suis le seul. Il s’agit d’une toute petite auberge (Namaste) de type Ryokan pouvant accueillir 8 personnes maximum. Les Ryokan sont des auberges typiques du Japon et sont souvent constitués de matériaux typiques : bois, bambou, cloisons de papier, portes coulissantes. Les chambres sont de grandes pièces munies de cloisons coulissantes et d’une table basse au milieu de la pièce. Le sol est généralement recouvert de tatamis constitués de paille de riz         . Les clients dorment sur un « futon ». L’auberge est vraiment et J’ai l’impression d’être à la maison. Je sympathise avec le propriétaire et passons la soirée ensemble. Il a vecut plus de 15 ans en Inde.

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Takayama : 30 Juin 2014

Apres une bonne nuit de sommeil récupératrice, je me réveil ce matin dans la ville de Takayama. C’est une ville japonaise située dans la préfecture de Gifu. Takayama signifie littéralement « haute montagne », nom qui lui vient de sa situation géographique dans les Alpes japonaises. La ville est entourée par des montagnes qui culminent aux alentours des 3000 mètres. La ville a également beaucoup de monuments historiques qui lui valent le surnom de « petite Kyōto.

La ville est réputée pour le travail du bois. En effet, Les forets qui encerclent la ville offrent la meilleure ressource pour la construction des maisons traditionnelles et la fabrication des outils et meubles depuis plusieurs siecles. Ainsi, ses charpentiers (parmi les meilleurs du Japon) ont contribué à la construction de Nara et de Kyōto. L’origine de ces charpentiers vient du fait que la ville ne pouvant pas payer d’impôts en riz, à cause du climat qui diminue la production, le gouvernement exigea que ses ouvriers participent à des chantiers de construction dans tout le pays. Takayama produit également un saké (alcool de riz) d’excellente qualité grâce à la bonne qualité du riz de la région et de l’eau minérale des montagnes.

En début de matinée je pars me rendre dans le quartier de sanmachi. C’est une partie très jolie de la vieille ville de Takayama. Composée de trois ruelles étroites pleines de bâtiments de bois abritant des brasseries de saké et des petites boutiques, quelques unes des plus grandes maisons de marchands sont maintenant ouvertes comme des musées.

Je pars ensuite en direction du marché. La région est agricole et chaque jour les légumes et les fruits les plus frais sont amènes par les fermiers locaux au marche du matin.

Je continue ma visite de la ville par les temples de Higashiyama Teramach. Ils sont tous situés sur une colline. Il s’agit d’une très belle balade à faire à pied. Temples et sanctuaires y prolifèrent. Les routes cachent de nombreux trésors. Treize temples et cinq sanctuaires exactement qui s’égrainent à partir du parc Shiroyama. Parmi les lieux de culte, nombreux ont été construits par le clan Kanamori. Célèbre famille à la tête de la ville durant le XVIe siècle. Et le Higashiyama Teramachi abrite tout logiquement le temple familial le Unryuuji. Ce quartier patrimonial fut élevé sous l’impulsion des seigneurs Kanamori qui ont voulu imiter Kyoto avec son château et ses temples par dizaines.

Au cours de ma promenade, je m’aventure d’ailleurs en forêt et tombe par hasard sur un animal quelque peu étrange. Il s’agit d’une sorte de gazelle Japonaise. L’animal est à a peine 1 mètre de moi. Il me regarde, je le regarde et il s’en va. Rencontre bien sympas.

Je pars ensuite me promener dans le parc Shiroyama. En fin d’apres midi, retour dans la ville et je pars visiter le « Takayama Jinya » . C’est un grand bâtiment du gouvernement magnifiquement conservé depuis l’époque du shogun et toujours utilisé comme bâtiment du gouvernement local jusqu’en 1969. De nombreuses pièces au début de la visite sont essentiellement des salles de tatamis vides (mais ce n’est pas une chose étrange au Japon, où les chambres sont généralement peu occupées par des meubles) avec l’indication sur ce qui était fait dans la pièce ou sur ceux qui y travaillaient ou y vivaient. Je termine ma visite par la zone de stockage du riz

Apres ca retour à l’auberge. Je montre la photo de l’animal au propriétaire de k’auberge et apparemment c’est un animal plutôt rare a voire. J’ai été chanceux sur le coup.

Au final, tres agréablement surpris par cette ville. C’est une ville pour se promener tranquillement :  de beaux paysages et maisons anciennes.

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Kamikochi : 29 Juin 2014

Aujourd’hui, je me rends dans la vallée de Kamikochi. Il s’agit d’une destination très courue au Japon pour les touristes à la recherche de beaux paysages de montagne. Kamikochi est perché à une altitude de 1500 mètres au pied de la chaîne montagneuse du Mont Hotaka. C’est un plateau qui longe la rivière Azusa sur 15km dans le parc national de Chubu-Sangaku, dans les Alpes Japonaises de la préfecture de Nagano. La vallée ouvre courant avril et ferme le 15 novembre tous les ans. Elle est fermée l’hiver.

Les montagnes qui encerclent Kamikochi appartiennent au massif des Alpes Japonaises et font partie des plus hautes du Japon. De nombreux chemins de randonnée permettent d’en atteindre les sommets et il est possible de faire des treks de plusieurs jours pour aller de sommet en sommet.

Ainsi, pour m’y rendre je dois tout d’abord prendre un train puis un bus qui m’emmène jusqu’à l’entrée du parc national. Il m’aura fallut environs 1h30 pour y arriver. De la, je par me renseigner auprès de l’office de tourisme pour savoir ou dormir. On m’avait prévenu que les prix y étaient assez chère mais qu’il existait des campings. Malheureusement, le prix du camping est de 7000 yens (soit 60 euros), par contre, si on a une tente c’est 5 euros. Bien sur je n’en ai pas.

Ne souhaitant pas payer un tel prix je décide de n’y rester que la journée. Il y a plusieurs sentiers faciles qui circulent autour de Kamikochi, et pour ceux qui veulent un peu plus dur, il y’a le mont Hotaka. Ainsi, J’avais prévu de me balader autour du lac aujourd’hui, et de faire l’ascension du mont Hotaka (3100 mètres) le lendemain (ca prend normalement 8-9h). Je décide donc de ne faire que l’ascension du mont. Par contre, le dernier bus est à 17h et il est 10h30. J’ai donc que 6h pour faire l’ascension. Il s’agit d’un parcours long de 6 kilomètre avec 1700 mètre de dénivelé. On va voir si je suis capable d’exploser le chrono.

Néanmoins, l’hôtesse m’avait prévenu que l’ascension sur le mont était fermé car il y’a encore de la neige et donc relativement dangereux sans crampons. Décidément, c’est mon jour. Mais bon, je ne suis pas venu pour rien et décide quant même de tenter l’ascension. On verra bien.

Je débute ainsi mon ascension  vers Oku-Hotaka-Dake (3190 m) depuis Kamikochi (1500 m). C’est long et sportif (1700 m de montée) mais c’est magnifique. La première étape consiste à longer la rivière Azusa jusqu’à un embranchement qui indique clairement la direction du Hotaka. En chemin, je croise de nouveau un groupe de singes. Mais cette fois, tout s’est bien passé.

Ensuite je commence à monter à travers une forêt dense pour déboucher sur un éboulis de pierre. A ce stade on domine déjà bien la vallée. Le temps est un peu couvert, mais ca pourrait être pire. Je finis ensuite par arrivé au refuge Dakesawa-Hutte, à 2200, au pied de la chaine des Hotaka.  Normalement il faut compter entre 1h45 et 2h30 jusqu’au refuge selon le rythme de marche (700 m de montée et de la distance), je l’ai fait en 1 heure. C’est bon je suis dans le rythme.

Le chemin part ensuite Nord-Est pour attaquer la « véritable » ascension. Et c’est vrai que c’est très raide : on pose les mains sans arrêt mais ça n’est jamais dangereux. Il y a même quelques échelles. Par contre, il y’a par endroit un peu de neige, ce qui rend le parcours quelques peu glissant, mais rien d’insurmontable.

Au cours de mon ascension le temps se couvre et il commence à pleuvoir, ce qui rend pour le coup la montée dangereuse. Heureusement, après 5 minutes de pluies, le ciel bleu fait son apparition, dégageant complètement les sommets et m’offrant une vue imprenables sur la région : juste parfait.

Après 800 m de montée abrupte (chemin sans concession mais bien tracé), j’atteins enfin la crête située juste sous la cime du Mae-Hotaka-Dake. Je suis à 3000 m ! Depuis le refuge, il faut compter au minimum 2h00. Je l’ai fait en 1h15, par contre j’y ai laissé de l’énergie et je commence à être bien fatigué et avec quelques crampes qui font leurs aparitions.

Depuis cet endroit, on a donc le choix de gravir le Mae-Hotaka (30 min) ou bien de continuer vers le Oku-Hotaka qui est un peu plus loin. Etant donné que le temps commence à me faire défaut et que je commence à fatigué, je préfère renoncer et pars en direction du Mae-Hotaka. Il me faut 20 minutes pour atteindre le sommet.

Malheureusement, depuis le sommet, la vue s’est complètement couverte et je n’y vois plus rien. Je m’autorise tout de même une petite pose casse croute à base de pain et de confiture à plus de 3090 mètres d’altitude. C’est quant même pas mal.

Apres ca, il me faut redescendre. J’ai le droit de temps en temps à quelques averses rendant la pierre glissante. Finalement, après 2h30 de descente et les genoux en compotes (et les pieds bien trempés), je finis par retourné sur Kamikochi. Il est 16h30 et mon bus est dans trente minutes. Il m’aura fallut 5h30 pour faire l’ascension qui se fait normalement en 9h.

De la, je prends le bus direction Takayama. A peine monté que je m’endors et c’est l chauffeur qui viendra me réveiller en m’indiquant qu’on est arrivé. De la, je pars à la recherche de mon auberge. Malheureusement je me trompe complètement de direction et me retrouve à l’opposé de la ou je devrais être.

A ce moment, je commence à craqué et une japonaise ayant pitié de moi me demande ou je dois aller. Et par chance, elle et son mari m’y emmèneront en voiture. Gros coup de chance. L’auberge est située à l’encart de la ville et offre une très belle vue panoramique sur les montagnes avoisinantes. Apres ca, je fais la rencontre d’un japonais qui dors dans le même dortoir que moi (on est que tous les deux dans l’auberge) et il me propose de partager son repas avec lui ainsi que du saké provenant de la région : plutôt cool.

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