Phnom Penh : 23 au 25 Avril 2014

Jour 1 :

Nous arrivons à Phnom Penh en début d’après mdi, après un trajet de 5h de bus durant lequel nous avons vu défiler la campagne cambodgienne. Phnom Penh est la capitale du Cambodge et une ville qui en quelque sorte “renait de ses cendres”, puisqu’elle a été intégralement anéantie suite à la prise de pouvoir des Kmers rouges en 1975 (l’année 1975 fut qualifiée d’”année zéro”).

Le bus nous dépose près du Wat Phnom et à peine sommes-nous sortis du bus, que des dizaines de chauffeurs de tuk-tuk viennent nous proposer différentes guesthouse. Nous en prenons un qui nous amène dans une guesthouse indiqué dans le lonely planet. Néanmoins, celle ci propose des prix bien trop chers. Je pars donc longer la rue ou se trouve de nombreuses autres auberges et finis par en trouver une très bien : Ok Guest

En milieu d’après midi, nous prenons un tuk tuk qui nous emmène au marché central de la ville et en profitons pour faire quelques emplettes. Ma mère m’offre ainsi pour mon anniversaire un appareil photo waterproof. Le mien était complètement rayé, et cela faisait quelques temps que je ne pouvais pratiquement plus l’utilisé. A chaque fois, je prenais des photos avec les appareils photos des gens avec qui je voyageais

Nous partons ensuite à pied en direction du. Vat Phnom, un temple perché sur une petite colline (la seule colline de la capitale, et d’une huteur de…27 mètres). Après l’avoir visité, nous retournons en direction de notre guest house. Nous traversons tout d’abord le marché de nuit, puis longeons une promenade aménagé sur le bord du Mékong.

Le soir, nous parton nous faire un massage Khmer.

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Jour 2 :

Aujourd’hui est une journée placée sous le signe de la visite. Nous partons ainsi de bonne heure visiter le palais royal. La visite s’avère fort intéressante. Nous découvrons ainsi une succession de temple et mausolée  dont notamment celui du premier roi du Cambodge. Nous partons visiter la « silver pagoda » entouré d’un magnifique jardin. Nous découvrons également un bouddha d’émeraude ainsi qu’un  Bouddha d’or pesant seulement 90 kilos mais décoré de plus de 9584 diamants.

Nous nous dirions ensuite en direction du musée national qui couvre la période Khmers. Nous découvrons ainsi différentes sculpture datant de l’époque d’Angkor.

Malgré la chaleur étouffante, nous décidons de continuer la visite de la ville à pied et nous rendons cette fois-ci en direction de la place d l’indépendance. Ce monument est situé en plein milieu d’un imposant rond point. Le lieu a été inauguré en 1958, suite à l’indépendance du Cambodge face à la France. En effet, le Cambodge, anciennement appelé « Khmer » était une colonie française tout comme l’était le Vietnam. Il obtint son indépendance en 1953, soit un an avant que le Vietnam ne soit indépendant à son tour suite au départ des militaires français. Lors de l’occupation française le Cambodge était gouverné par un roi, le régime resta inchangé après le retrait de nos troupes.  Aujourd’hui, ce monument sert également de mausolée à ceux mort aux combats. Le monument à été inspiré de la tour central d’Angkor Wat situé à Siem Reap.

Nous nous rendons ensuite au stade Olympique. Néanmoins, celui-ci n’ayant rien de particulièrement intéressant nous ne nous attardons pas et partons en direction de  la prison S-21 ou prison de Tuol Steng, datant de l’époque Khmers rouge. Pour vraiment comprendre l’histoire du Cambodge et des Cambodgiens, il est nécessaire de faire un petit saut dans le passé…

Lors de la guère du Vietnam, le pays fut un allié des U.S.A et il laissa donc les forces Américaine occuper son territoire le long des frontières. Un petit groupe armé appelé les « Khmers rouges » reconnaissable par un ruban rouge autour du coup, formé principalement de jeunes âgés de 15 à 20 ans et issus des campagnes vit le jour. Leur chef, Pol Pot était une personne très cultivé qui vivait et avait étudié à Paris.

En 1975, lorsque les États-Unis quittèrent le Vietnam et par la même le Cambodge, cette armée au penchant totalement communiste en profita pour prendre le pouvoir : Pol Pot ordonna un exode des grandes villes vers les campagnes. Les Khmers rouges s’emparèrent de la capitale et procéda  à son évacuation totale, en moins de 48h ! Ainsi, des millions de cambodgiens sont déportés de force vers les campagnes et la capitale devient une ville fantôme.

Pol Pot qui était un fan de Mao et voulait faire du Cambodge un pays autosuffisant, fait de paysans facile à contrôler. Il emprisonna, tortura et tua toutes les têtes pensantes du pays, médecins, ingénieurs, politiciens… Les Cambodgiens connaissent ainsi la déportation, les travaux forcés, la faim, la peur et les séances de « rééducation », où le moindre prétexte peut conduire à une mort imminente… La nation perd tous ses symboles : Les frontières et écoles furent fermées et les livres sont brulés, les relations internationales et commerce extérieur coupés, les hôpitaux sont vidés, les villes sont condamnées…  S’en suivirent 4 années d’atrocité pour les habitants du Cambodge, au point que cela soit reconnu comme un génocide par les autorités internationales…

Durant 4 ans, la terreur des Khmers rouges règnera sur le pays devenu un vaste camp de concentration. Le pays comptait 7 millions d’habitants, dont une moitié d’origine chinoise suite à plusieurs exodes et l’autre moitié étant de « vrais Khmers ». Au total, les « Khmers rouges » et leurs dirigeants tuèrent 3 millions de leurs confrères (maladies, famines, et bien sur, massacres…) soit 43% de la population !

En 1978, un rebelle, qui est maintenant l’actuel 1er ministre Cambodgien demanda de l’aide au Vietnam. Les forces vietnamiennes rentrèrent au Cambodge fin 1978 et en Janvier 1979 le pays fut libéré de l’oppression des « Khmers rouges ». Tous les dirigeants furent arrêtés sauf Pol Pot qui se cacha dans la jungle près de la frontière Thaïlandaise et qui mourût de vieillesse… Le Vietnam occupa pendant 10 ans le pays afin de repeupler le Cambodge de ses « intellectuels », l’ONU ne débarquant qu’après cette période

Ainsi, la prison de Tuol Steng, constitue un bouleversant témoignage des atrocités commises par les Khmers rouges. Ce musée était auparavant un lycée, avant que les forces de Pol Pot ne prennent possession des lieux en 1975, le transformant en prison de haute sécurité, ou « S-21 ». Ce fut alors le plus grand centre de détention et de torture du pays. Des dizaines de milliers de victimes Y ont séjourné entre 2 à 6 mois chacun (paysans, ouvriers, techniciens, ingénieurs, bonzes, ministres, militaires, étrangers,…) et y étaient emprisonnés avec leur femme et leurs enfants avant d’être envoyés vers les « killing fields » pour y être tués. Un bon nombre de preuves retrouvées à l’intérieur de la prison révèlent les atrocités et les tortures les plus barbares perpétrées par les Khmers rouges : cellules en brique et en bois, instruments de torture, documents & photos des détenus (avant et après leur massacre…), vêtements des victimes exterminées.

Apres cette visite, nous nous rendons en direction du marché Russe. Il s’agit d’un important marché ou il est possible de trouver de tout. Nous y passons une bonne heure à déambuler au hasard dans les allées du marché et j’en profite pour boire un très bon jus de fruit aux fraises : un délice.

Nous Repartons ensuite en Tuk tuK  l’auberge et nous décidons d’aller nous détendre avec un massage.

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Jour 3

Aujourd’hui, nous devions louer une moto et partir visiter les environs de Phom Penh. Finalement, nous avons opté pour prendre un Tuk Tuk.

Nous commençons par quitter Phnom Penh et découvrons rapidement la campagne environnante. Nous nous rendons tout d’abord au refuge pour animaux Phom Tamao situé à 45 kilomètres de la ville. Nous découvrons ainsi de nombreux animaux tels que Gibbons, éléphants, Lion, Tigre, oiseaux, Ours et animaux en tout genre.  Ce refuge est très grand et la visite agréable. Il y est d’ailleurs possible d’y travailler en tant que volontaire : on s’occupe ainsi de soigner les animaux, restaurer les installations du refuge etc…

Nous partons ensuite en direction de Tolé Bati. Il s’agit d’un important lac dans lequel les habitants de Phnom Penh viennent se détendre le weekend. Etant en semaine, le lac est complètement désert ce qui donne une impression vraiment particulière. Nous nous rendons ensuite dans les ruines d’un temple situé juste à proximité du lac. Le temple est bien conservé mais après Angkor, c’et difficile de l’apprécier valeur.

Nous partons ensuite en direction d’un shooting range… Au Cambodge on peut tirer avec toutes les armes que l’on veut à partir du moment où l’on a l’argent ! Ainsi notre chauffeur nous amène dans un endroit quelque peu isolé et fermé par une grille. Lorsque nous entrons, quelqu’un m’emmène une sorte de carte ressemblant plus à une carte de restaurant sur laquelle se trouve différents prix : 350 dollars pour une rocket au bazooka, 80 dollars pour une grenade… Je ne souhaite pas mettre autant d’argent et j’opte pour un AK47 (30 balles pour 50$). Après avoir mis mon protège oreilles, je prends positions sur la table prévu à cet effet. L’AK47, l’arme russe par excellence que j’essaye est bien puissante! Bonne partie de plaisir même si le prix reste un peu exagéré, mais bon, on ne tire pas tous les jours avec ces engins de guerre !

Nous prenons ensuite la route des « Killing fields » que je traduirais par « le champ des morts ». C’est ici, à 17km de Phnom Penh, que les prisonniers « politiques » étaient emmenés avec toute leur famille, femmes et enfants pour être exécutés et enterrés par groupe dans des trous profonds de plusieurs mètres. Il y a en tout 343 champs comme cela à travers le pays mais celui-ci est le plus impressionnant. Il  s’étend sur près de deux hectares et près de 20 000 personnes ont été tués et répartis dans 86 trous là même ou se situait un cimetière chinois auparavant. Les « Khmers rouges » pensaient cacher les corps plus facilement ainsi. Par ailleurs, n’ayant pas beaucoup de munitions, les prisonniers étaient attachés les mains dans le dos et tués à coup de bambous puis jetés dans les trous parfois juste inconscient et recouvert d’autres corps. Les bébés eux étaient fracassés contre des arbres puis jetés avec leurs parents. Pour couvrir les bruits des victimes, les tortionnaires diffusés de la musique. On y apprend également que Les khmers rouge avaient pour dicton « il faut mieux tuer un innocent que de garder en vie un ennemi » ou encore « vous garder n’est pas un gain, vous perdre n’est pas une perte. Ici. ».

Sur ce site, quelques trous sont encore visibles. Des restes de vêtements et os remontent de temps en temps à la surface suite à de fortes pluies. Le plus important des trous comptent 450 victimes…

Au centre du site, un bâtiment de 17 mètres de haut abrite les cranes et ossement de 9000 corps retrouvés dans ces « tombes ». Les « Khmers rouges » étaient aussi cruels avec leurs traitres. En effet, un trou a été trouvé avec 160 corps décapités portant l’uniforme Khmer. Ils auraient été décapités avec des feuilles de palmiers.

En fin de journée, nous retournons à notre auberge et en profitons pour réserver notre bus pour le lendemain.

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